Ecosse toujours, tu m’intéresses

Mes fidèles lecteurs le savent, mais février-mars est souvent synonyme de grand week-end outre-Manche pour le Tournoi des VI Nations. Notre petit défi d’aller voir les six nations en six ans avait débuté à Paris en 2015, puis s’était achevé à Dublin en 2020. Du coup, et bien… y a plus qu’à recommencer. J’étais à Paris l’an dernier pour France-Irlande et me voici cette année parti assister à Ecosse-Pays de Galles !

Alors oui, Édimbourg, on connaît déjà. J’en parle ici (2014), ici (2016) et même un peu ici (2018) puisque c’était le point de départ du road trip vers l’île de Skye

Alors que dire sur cette ville qui n’ait pas déjà été dit, que montrer qui n’ait pas déjà été vu ? Le château ?

Arthur’s seat ?

Le Murrayfield Stadium ?

Calton Hill ?

C’est très joli tout ça, et Édimbourg est vraiment une de mes villes préférées en Europe mais au bout d’un moment, c’est compliqué d’y faire de nouvelles découvertes… Mais il y en a eu quelques-unes quand même. Des pubs que je n’avais pas testés, forcément. Mais aussi trois nouvelles visites. La première fut la National Gallery of Scotland.

Ce musée vaut le coup – et le coût, puisqu’il est gratuit – pour son architecture, le bâtiment bien qu’en travaux est très joli. Une fois à l’intérieur, ce sont surtout des tableaux et des sculptures. C’est moins intéressant selon moi que le National Museum of Scotland, plus diversifié (avec une chouette partie « histoire naturelle ») mais c’est sympa quand même.

Dans le même genre, nous avons aussi visiter à proximité la Scottish National Portrait Gallery, musée d’art qui est un peu dans le même genre.

Une seconde nouveauté : le palais de Hollyrood. J’étais passé devant pour aller sur la colline éponyme (celle qui abrite Arthur’s Seat), mais ne l’avais pas visité. Il s’agit de l’une des résidences de la famille royale, souvent fréquentée par Elisabeth II, où son cercueil a d’ailleurs été entreposé lors de son arrivée à Édimbourg avant le début de la longue procession à travers l’Angleterre.

La visite du lieu est sympa. l’audioguide (en français) permet d’avoir beaucoup d’anecdotes sur l’endroit. De nombreuses pièces sont accessibles en plus des jardins. On a l’impression (et ce n’est pas qu’une impression ?) d’avoir accès à plus de choses qu’au château d’Édimbourg.

Troisième et dernière visite : la « Scotsh Whisky Experience », qui propose de mieux connaître le whisky écossais avec une petite présentation de ses particularités, des différentes régions, et une partie dégustation.

L’avantage est que ce n’est pas adossé à une marque ou à un fabricant en particulier, donc c’est relativement neutre, et pas de la publicité déguisée comme chez Jameson ou Guinness. Mais en contrepartie on apprend je trouve moins de choses que lors d’une vraie visite d’une distillerie. J’ai préféré, à choisir, la visite de Talisker sur l’île de Skye ; ou plus récemment celle de Roe&Co à Dublin. Mais la partie dégustation était excellente, avec l’avantage que chacun puisse tester le whisky de son choix. La collection de bouteilles où l’on trouve sans doute la quasi-totalité des whiskys écossais existants est impressionnante également.

Ce tour d’Édimbourg étant relativement rapide, j’ai décidé de vous parler également de la longue escale (une journée) que j’ai eue à Londres au retour qui m’a permis de rencontrer l’une de mes blogueuses favorites ! Marion de whereismarion.com, qui est installée là-bas, a en effet posé un après-midi de RTT pour jouer les guides londoniennes. Forcément, cela m’a permis de voir quelques nouveautés pour changer un peu des traditionnels London Eye, Buckingham Palace, etc… même si je n’ai pas pu m’empêcher d’aller aussi faire un tour au M&Ms World comme d’hab.

Nous nous sommes donc retrouvés pour déjeuner au Mercato Mayfair. Un endroit assez étonnant puisque c’est une ancienne église reconvertie en petit marché avec différents stands, sur 3 étages (il y a juste une partie bar au sous-sol), et des tables centrales pour s’installer. Un peu comme les Halles de Bacalan (pour les bordelais), l’originalité du lieu en plus.

L’avantage de ce type de configuration est qu’il y en a pour tous les goûts, que tous les régimes alimentaires y trouveront leur compte, ce qui n’est pas forcément le cas dans une pizzeria ou un thaï.

Après un petit tour dans le quartier que je connaissais pas, nous sommes allés voir différents viewpoints que j’ai découvert également. Trois au total, mais en réalité une seule : pour The Shard, il fallait réserver (le premier créneau disponible était incompatible avec l’horaire de mon vol) ; et pour The Garden at 120, la queue était très longue. En revanche, il n’y avait quasiment personne au One New Change !

Le sommet de ce centre commercial n’est pas très haut, mais il a le mérite d’être gratuit et d’offrir une vue imprenable sur la cathédrale Saint-Paul juste en face.

Enfin, j’avais déjà entendu parler du « grand incendie de Londres », mis je n’avais jamais visité le quartier qui avait été le plus touché. Au centre de là où il y a eu le départ du feu, une tour a été érigée en guise de commémoration – il est aussi possible d’y monter. Non loin de là, l’église « St Dunstan in the East » : très ancienne, ayant subi plusieurs démolitions, reconstructions… Elle est désormais laissée dans son jus et elle est devenue, un peu comme un parc, un espace public où on peut s’asseoir sur un banc, se détendre, lire au calme les tableaux qui racontent l’histoire du lieu…

Voilà qui aura occupé mon après-midi londonien. Merci Marion ! Il n’y a plus qu’à revenir, notamment pour monter au Shard qui a l’air très sympa. Et ça tombe bien : mes escapades du VI Nations vont forcément m’amener à Twickenham dans les 2-3 ans qui viennent…

Les bonnes adresses :

The Mash Tun : Nous avons évidemment fait plusieurs pubs au cours du week-end et il est difficile d’en choisir un plutôt qu’un autre. On retiendra qui a une carte assez classique, des prix pas élevés, une ambiance « de quartier » par sa petite taille et son positionnement un peu excentré. Petit bonus, quelques jeux de société en libre service, dont un party-game qui s’appelle Bad People qui nous a occupé le temps de l’apéro.

Notre airbnb : je ne défends pas toujours Airbnb, ayant souvent l’impression qu’on trouve aussi bien pour moins cher en auberge ou dans des petits hôtels, mais quand on tombe bien, il faut le dire… Un grand appartement, bien situé à une petite distance à pied du centre et de la colline où se situe Arthur’s Seat, pour un tarif que nous n’aurions jamais pu avoir en dormant en dortoir sur un week-end de VI Nations… Bonne pioche.

Mercato Mayfair (Londres) : voir l’article ci-dessus, où j’en parle déjà beaucoup ! Mais vraiment un endroit sympa pour manger à Londres.

Le point budget :

Dans la lignée habituelle des « week-end du 6 nations », ce week-end aura coûté environ 600€, un budget pas forcément négligeable donc, réparti ainsi :

– 92€ pour le vol. Edimbourg présente l’inconvénient de ne pas être desservi directement, contrairement à Londres ou Dublin. J’ai donc fait Bordeaux-Londres-Edimbourg (puisque je suis maintenant dans la région sud-bordelaise pour ceux qui l’ignoraient…) ;

– 106€ pour le match. Tarif habituel ;

– 192€ pour le logement, un airbnb confortable divisé en 4…

– 160€ pour boire et manger…

– 40€ pour les visites : le palais de Hollyrood et la « Xhisky Experience » étant à 20£ chacun environ;

– 10€ de transport (tramway).

Je ne compte pas la partie « escale londonienne » dans le budget bien sûr !

Le point rugby

Pour ceux qui se passionnent pour mes tribulations autour du rugby, vous serez servis en septembre-octobre puisqu’avec la coupe du monde de rugby 2023 organisée en France, j’ai décidé pour une fois de rester dans notre beau pays ! J’ai des billets pour une quinzaine de matchs, à Paris, à Bordeaux, à Marseille, à Lyon, à Saint-Étienne, à Nantes et à Toulouse (y a que Lille et Nice qui ne me verront pas…). reste à voir si ce petit tour de France méritera ou non un article sur le blog, mais j’ai tendance à penser que oui.

4 réflexions sur “Ecosse toujours, tu m’intéresses

  1. Avec les 4 premières photos, je me disais, « Ouais, ouais, c’est bien l’Edimbourg touristique que je connais déjà ». Mais il valait bien le coup de continuer — plein de découvertes écossaises que je ne connaissais pas du tout !

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