Un voyage dolomythique

Oui je sais, ça s’écrit Dolomites et pas Dolomythes.

T’as pas eu un Bescherelle pour Noël en tout cas…

Non, j’ai eu du vin, ça me fait une excuse !

Fin septembre, j’ai passé une semaine dans les Dolomites, avec un petit arrêt à Venise histoire de visiter la ville. Venise sera pour un prochain article, car voici dans un premier temps la partie « nature » du trip.

Les Dolomites, c’est cette région au nord de l’Italie qui fait partie des Alpes, et qui s’étend du nord de Venise au sud de l’Autriche, recouvrant une grande partie de la région du Trentin-Haut-Adige. Cette dernière est un peu l’Alsace italienne : les lois n’y sont pas tout-à-fait les mêmes qu’ailleurs dans le pays et plein de gens parlent allemand.

Le voyage s’est divisé en deux temps : dans la première, nous avons passé trois nuits dans la région de Bolzano, vers St Ulrich-Ortisei, pour visiter la partie nord-ouest du massif ; et dans la seconde, nous sommes restés dans la partie nord-est, quasiment dans le Tyrol autrichien.

Le nord-ouest :

Cette partie là des Dolomites n’est pas forcément la touristique. Bolzano, l’une des deux villes les plus importantes de la province (100.000 habitants), a toutefois son petit charme.

Ce qui est sympa dans cette partie, ce n’est pas particulièrement un lieu ou un autre, c’est surtout la route. On a certes pris les routes les plus « touristiques » mais à chaque virage, un point de vue nouveau ! Si l’on est pas pressés, ça vaut le coût. Les motards se font également plaisir dans ce type d’endroit.

La région regorge de lac, mais le plus connu – et effectivement le plus joli de ceux que l’on ait vus, dans cette partie-là en tout cas – est le lac de Carezza. Il est plutôt joli, entouré par une forêt de sapins et les montagnes du Latemar qui se reflètent dans l’eau quand la lumière est bonne (bonne, bonne, bonne, quand elle ne triche pas).

Évidemment, que serait un voyage en Italie sans l’habituelle visite d’églises ? Le petit village de Santa Magdalena est parfait pour ça, car vous en avez deux pour le prix d’une. La première est la Chiesa di Santa Magdalena, au nom peu original donc, mais qui est facile à localiser.

La second vaut plus le détour, car il s’agit sans doute de la plus connue des Dolomites. On la retrouve d’ailleurs en couverture de pas mal de guides de voyages de la région : il s’agit de l’église St Jean (Church of St John), particulièrement appréciée des photographes pour sa situation improbable en pleine nature avec les montagnes et la forêt en arrière-plan. A noter qu’il faut toutefois payer 4€ (en principe…) pour s’en approcher et en faire le tour (sans même rentrer à l’intérieur).

Voilà pour la partie occidentale des Dolomites. Place maintenant à la partie orientale…

Le nord-est :

Beaucoup plus de monde sur les chemins dans cette partie des Dolomites ! Mais il faut bien avouer que dans l’ensemble, elle vaut plus le détour…

Cortina d’Ampezzo, pour commencer, est une jolie petite ville de même pas 6.000 habitants qui a accueilli les JO d’hiver en 1956, et qui les co-organise avec Milan pour l’édition 2026.

Vient ensuite le « tour des lacs » et là, c’est peut-être pas le Connemara, mais c’est festival quand même. Le lac de Braies est l’un des plus accessibles, donc des plus fréquentés, mais aussi l’un des plus connus, principalement gràce à ses barques en bois que l’on peut louer pour un tarif pas donné quand même (autour de quinze euros la demi-heure de mémoire).

Moins connu, mais tout aussi simple d’accès (au bord de la route), le lac d’Anterselva mérite au minimum un petit arrêt.

Mais le plus joli reste de loin le lac de Sorapiss. Attention, c’est pas la même musique ! Il y a un long chemin à faire à pied, environ 13 kilomètres aller-retour, avec un peu de dénivelé à l’aller. Environ 4 heures l’aller-retour même si certains mettront un peu plus et d’autres un peu moins. Le chemin est dans l’ensemble plutôt praticable, malgré quelques pierres glissantes après plusieurs jours de pluie.

Une fois au sommet… C’est magnifique ! C’est officiel, jesuissurlaroute.com lui décerne le prix de plus beau lac des Dolomites. Prix qui lui fera vraisemblablement une belle jambe, certes…

Enfin, je termine en évoquant Tre Cime di Laverado, dernier probablement des points de vue emblématiques de la région… Ces trois simes désignent un sommet particulièrement reconnaissable (puisque formé de trois cimes) qui culmine à 2.999 mètres d’altitude, et dont il est possible de faire le tour sans grande difficulté : le sommet est accessible en voiture (pour les premiers arrivés car le parking est vite complet…), en bus ; et la marche elle-même, bien qu’assez longue, est globalement assez plate même s’il y a quelques montéesdescentes… Et quatre refuges sur le chemin, ce qui laisse largement le temps de faire une pause bière ou repas. Conséquence : c’est évidemment l’autoroute…

Mais si on oublie cette affluence, ça reste un très joli point de vue et un autre temps fort du voyage. Même si le parcours n’est pas long, les points de vue y sont très variés : on a des paysages rocailleux, des forêts, des lacs… Et les fameuses cimes en permanence bien sûr.

Voilà pour les Dolomites ! Outre l’habituel point budget/organisation, le prochain article parlera surtout de Venise, où nous avons atterri dans un premier temps. Nous en avons évidemment profité pour visiter la cité des Doges

La bonne adresse :

Edelberg Apartments (Ausservillgraten) : Oui, c’est en Autriche. Si on fait abstraction du nom du bled totalement imprononçable, c’était un vrai bon plan : on est à quelques kilomètres à peine de la frontière italienne, mais les prix autrichiens n’ont rien à voir avec les prix italiens ! C’était vrai pour l’hébergement (que nous avons payé le même prix que celui de la partie italienne du séjour, pour quelque chose de beaucoup plus grand et de beaucoup plus confortable), mais aussi pour les courses, les bières, l’essence… Bref, même si ça ajoute quelques kilomètres quotidiens, je conseille vraiment à tous ceux qui veulent visiter la région de séjourner quelques nuits en Autriche, vous ferez vraiment baisser la facture globale. Et à ceux qui se poseraient la question, la frontière se traverse sans problème (quelle frontière ? serais-je même tenté de dire…).

3 réflexions sur “Un voyage dolomythique

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