Un gros week-end corsé

J’ai plus ou moins renoncé à être à jour de mes voyages 2022 sur le blog avant la fin de l’année. Outre la Corse-du-Sud, j’ai ensuite passé une semaine dans les Dolomites (avec un passage par Venise) en septembre, avant d’enchaîner sur 15 jours à New York avant Noël : ça fait encore beaucoup d’articles à venir…

Pour la Corse, ce sera plus rapide ! Le séjour a duré 4 jours et 3 nuits, grâce aux horaires intéressants de Ryanair entre Bordeaux et Figari (départ jeudi matin tôt, retour dimanche soir tard). J’étais déjà allé dans la partie nord de l’île il y a quelques années, vous vous en souvenez peut-être (ou pas), place au sud. Une nouvelle fois, la location de voiture sera de la partie, afin de pouvoir bouger librement autour de notre camp de base de Propriano.

Trois villes seront au programme de notre visite. La première d’entre elle est Bonifacio, à la pointe sud de l’île. La ville comporte une partie basse, avec notamment son port ; et une partie haute, qu’on appelle également la citadelle.

Les principales visites à faire se concentrent dans la partie haute : outre les nombreux belvédères, on y trouve le bastion de l’étendard, pièce maîtresse des fortifications de la ville. Ce serait le plus haut de France !

Le cimetière marin est également à visiter. Face à la mer, on y trouve non pas Calogero mais de majestueux tombeaux blancs dans la plus pure tradition corse. Quelques célébrités locales sont inhumées ici.

Enfin, l’escalier du Roy d’Aragon permet de descendre au plus près de la mer en longeant la falaise dans laquelle il a été creusé.

Deuxième ville au programme, plus grande, plus « urbanisée » mais difficilement contournable : Ajaccio. La « capitale » compte beaucoup de choses à voir et on n’a pas la prétention d’en avoir fait le tour en une après-midi. Citons tout de même la maison Bonaparte, dans laquelle Napoléon a passé une partie de son enfance et qui est aujourd’hui transformée en musée sur sa vie – du moins sa jeunesse et sa famille…

…Ou encore la cathédrale Notre-Same-de-l’Assomption, principal édifice religieux de la ville, qui a vu entre autres le baptême de Napoléon en 1771. Merci Wikipedia.

La troisième – et dernière – sera Porto-Vecchio, qui a un petit peu moins d’intérêt que les deux autres. On y trouve là aussi des fortifications et une citadelle ui se visite, offrant un beau point de vue…

…Ou encore l’église Saint-Jean-Baptiste, plus petite (et moins jolie ?) que la cathédrale d’Ajaccio, mais qui mérite un petit détour quand même. Dans l’ensemble, la ville est plus branchée tourisme que les deux autres (avec de nombreuses plages magnifiques aux alentours, ça se comprend) et les gens y vont plutôt pour les restaurants, les nombreuses boutiques, etc.

Il est évident que qui dit Corse en juillet dit forcément plage ! Nous les avons écumées dans tout le sud de l’île. A l’est, vers Porto-Vecchio justement, on trouve les plages de Tamaricciu ou de Pallombaggia. Au sud, la plage de Roccapina s’avère très agréable pour se remettre de la petite rando qui mène au rocher en forme de lion à proximité. A l’ouest, la plage Mare e Sole offre une très belle vue et très peu de vagues, à proximité du restaurant « la plage d’Argent » qui est lui-même un peu cher mais plutôt bon et où l’on peut parfois croiser des stars. Enfin, aux alentours d’Ajaccio, la plage de Porticcio offre une eau un peu plus calme au creux de la baie tout en étant un peu moins fréquentée.

A noter que parmi toutes ces plages, seules celles aux alentours de Porto-Vecchio (à l’est) ne proposent pas de stationnment gratuit à proximité…

Le « lion » de Roccapina est une des petites randonnées que nous avons faites. A deux pas de la plage se situe le départ d’un chemin qui permet d’aller voir le fameux rocher de plus près, même si les feignants pourront se contenter de le regarder d’en bas !

Toujours dans le sud-ouest de l’île, proche de Sartène – que nous avons traversée sans nous arrêter, et a priori sans rien rater – une autre balade dans un style plus archéologique permet de voir le tryptique constitué par le Dolmen de Fotannacia, l’alignement de Renaggiu, et l’alignement de Stantari. Les trois sont situés à quelques centaines de mètres les uns des autres. Le Dolmen notamment est à la fois l’un des mieux conservés et l’un des plus monumentaux de toute l’île.

Enfin, nous sommes également allés à la découverte de la Tour de Campomoro, une tour génoise fortifiée qui est la plus grande de Corse. L’accès ne présente pas de difficulté autre qu’un léger dénivelé positif, et l’accès à la tour et à ses fortifications est payant mais pas très cher (3 ou 4€ de mémoire).

Ai-je gardé le meilleur pour la fin ? Oui !

AH !

Il y a deux autres visites que l’on a faites et qui sont sans conteste celles que j’ai préférées durant ce séjour. La première est une excursion aux îles Sanguinaires, au moment du coucher de soleil.

Commercialisé sous le nom « d’apéro sunset aux Sanguinaires », ne vous attendez pas à un apéritif dinatoire pour autant, il faudra manger au retour. Mais après un premier trajet en bateau, le guide va déballer un peu de fromage et de charcuterie corse, ainsi que du vin local, avant de vous laisser librement explorer l’île de Mezzu Mare (la principale des quatre îles de l’archipel, les autres état minuscules).

Celle-ci n’est pas très grande. D’un côté, le chemin menant à un phare, d’où vous aurez un beau point de vue notamment sur les trois autres (petites) îles. De l’autre, un autre chemin menant à un ancien sémaphore, qui offre aussi un point de vue (moins intéressant selon moi).

C’est ensuite depuis le bateau, regagné un peu avant la tombée de la nuit, que vous admirez le coucher de soleil sur les rochers si caractéristiques de l’archipel des Sanguinaires…

Quelle est donc la deuxième activité ? Il s’agit des Bains de Caldane.

Il s’agit d’un genre de jacuzzi naturel dont l’eau chaude provient du massf de l’Alta-Rocca voisin. Il est conseillé d’y rester une vingtaine de minutes maximum étant donné la teneur élevée en souffre, même si elle-ci a semble-t-il plein de bonnes vertus pour la peau.

… Voilà quatre jours bien remplis au final, non ?

Les bonnes adresses :

Chez Doume (Sainte-Lucie de Tallano) : dans ce charmant petit village de Saite-Lucie, situé à proximité des bains de Caldane, Doume est un restaurant à la carte restreinte et qui change régulièrement, deux gages de fraîcheur généralement. Lecivet de sanglier a été totalement validé pour ma part.

Cantina Doria (Bonifacio) : entrés par hasard, un peu rassurés par les nombreuse smentions des guides de voyages (Petit Futé, Routard, Michelin…) affichées fièrement sur la porte. A l’intérieur, un restaurant à l’allure typique qui propose exclusivement des spécialités, notamment les aubergines à la bonifacienne ou les lasagnes au brocciu. Prix relativement modiques par rapport à d’autres restaurants de la citadelle. Validé !

Le point budget :

Le coût de ces 4 jours se situe autour de 600€ :

  • 125€/personne pour l’hôtel ;
  • 160€/personne pour l alocation de voiture, l’essence, les parkins…
  • 85€ pour les visites/activités – dont 50€ pour l’excursion aux Sanguinaires ;
  • 30€ de frais divers (Uber pour l’aéroport, petites courses…)
  • 200€ environ pour boire et manger !

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