Colombie côté Caraïbes

Après des visites mi-figue mi-raison de Bogota et Medellin, place à la côte nord du pays, bien plus enthousiasmante !

J’ai quitté la capitale par les airs pour atterrir à Santa Marta. Là-bas, j’ai trouvé une des meilleures auberges de jeunesse dans lesquelles j’ai séjourné, tous pays confondu (j’en parle plus bas dans les bonnes adresses), mais aussi une petite ville plus authentique, encore un peu touristique certes, mais tranquille, a priori relativement safe (deux françaises s’y sont toutefois faites agresser pendant mon séjour, comme je l’ai vu passer sur un groupe Facebook de voyage…).

Santa Marta est une ville assez classique, où l’on trouve des maisons colorées, une cathédrale, un marché, une place centrale. Même si c’est la onzième ville du pays, on en fait assez vite le tour.

Son intérêt est aussi d’être situé entre la mer des Caraïbes et les hautes montagnes de la Sierra Nevada. C’est le passage obligé pour ceux qui veulent faire le trek de la Ciudad Perdida (qui m’aurait beaucoup tenté, mais qui prend au moins 4-5 jours) ou qui visitent le parc naturel de Tayrona. Le parc se prête très bien à une visite en un ou deux jours et je ne regrette pas d’y être allé !

Le parc accueille un nombre limité de visiteurs chaque jour. Il offre dans sa partie littérale une succession de plages, dont certaines qui se vantent de faire partie des plus belles d’Amérique du Sud. On y trouve aussi la seule plage naturiste (a priori) de Colombie. En s’éloignant de la côte, plusieurs petits sentiers de randonnée, qui permettent de relier les plages et les entrées du parc entre elles en restant plus à l’ombre.

L’admission est un peu chère et c’est aussi le cas de tout ce qui est vendu à boire ou à manger à l’intérieur, mais ça reste en effet un des plus beaux paysage « de plage » que j’ai vu, les balades étaient agréables, il n’y avait pas trop de monde. C’est vraiment l’endroit que je recommande à quiconque va à Santa Marta.

Place ensuite à Cartagena, ou Carthagène des Indes. L’ambiance est différente. La ville est plus grande (c’est la 5ème ville de Colombie, après Bogota, Medellin, Cali et Barranquilla), beaucoup plus touristique avec énormément de canadiens ou d’américains qui viennent en très court séjour… pas forcément pour visiter, mais surtout comme clients de la prostitution qui est très développée ici. S’il n’y a pas de grande criminalité ici, la forte proportion de touristes amène forcément une petite délinquance (pickpockets, arnaques en tout genre…) ainsi que des prix bien plus élevés qu’ailleurs, proche des prix européens.

Néanmoins, la ville reste très sympa à visiter. On y trouve beaucoup de maisons dans le style colonial, beaucoup de bâtiments qui méritent un petit détour, de rues très colorées (davantage qu’à Santa Marta), des fortifications… Le walking tour que j’ai fait ici était plus intéressant qu’à Bogota.

Cartagena a une riche histoire notamment héritée de l’époque coloniale. Sa situation géographique en faisait un grand poste de défense, d’où la présence de remparts face à la mer, mais aussi du château San Felipe de Barajas, qui se visite toujours.

Sur les conseils d’une colombienne, j’ai fait une excursion d’une petite journée, en bateau, vers les îles du Rosaire (islas del rosarios). La comparaison avec Tayrona, à quelques jours d’écart, était inévitable… Et j’ai largement préféré Tayrona. Les îles sont en grande partie privatisées, on y va avec une compagnie de bâteau qui nous dépose chez son hôtel-partenaire où l’on passe une bonne partie de la journée à glander sur la plage avec un cocktail et en mangeant une (excellente) spécialité locale à base de poisson à midi… Dans le genre détente, c’est pas mal, j’ai quasiment torché un bouquin en une journée. Mais ça reste une journée assez inactive niveau visites !

J’ai au final préféré Santa Marta à Carthagène, mais les deux méritent clairement la visite. Avec un peu plus de temps, j’aurais adoré visiter des coins plus typiques, des villages plus petits, et bien sûr explorer la riche nature qui entoure ces deux cités. Si je retourne en Colombie, je concentrerai sans doute ma visite dans ce coin-là.

Mais pour autant, est-ce ce que j’ai préféré durant mon séjour ? Pas sûr, car le périple dans la partie centrale du pays, vers Salento/Pereira, était également très sympathique… Ce sera pour le prochain – et dernier – article !

Les bonnes adresses :

Masaya Santa Marta : meilleure auberge de jeunesse de ma vie ? Sans doute, ou pas loin – je ferais un classement un jour ! Un bar sur le toit qui m’a permis entre autre de suivre la finale de coupe d’Europe entre Liverpool et le Real Madrid en compagnie d’anglais et d’espagnols. Deux piscines, une souvent « festive » sur le toit à côté du bar, une plus calme et ombragée au rez-de-chaussée. Un coin cuisine, des dortoirs très spacieux où les lits sont très confortables et offrent beaucoup d’intimité tout en étant bien équipés. Un coin cuisine spacieux. Un super emplacement par rapport aux quartiers vivants de la ville, tout en étant au calme la nuit venu. Le tout pour 10€ la nuit. Que demander de plus ?

Gelateria Paradiso (Carthagène) : cette fois, ce sont les meilleures glaces que j’ai mangées durant mes vacances colombiennes. Et j’ai pas mal de point de comparaison !

3 réflexions sur “Colombie côté Caraïbes

  1. J’ai beaucoup aimé mon séjour à Carthagène, à mes yeux il s’agit du meilleur ensemble colonial espagnol bien mis en valeur. On peut aussi visiter le quartier de Getsemani, encore un peu moins dévoré par le tourisme.

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