L’Expo Universelle 2020

Pas d’erreur dans le titre : comme pour l’Euro de foot, les Jeux Olympiques ou d’autres évènements, l’Expo a conservé malgré son report d’un an à cause du covid-19, le millésime 2020 qu’elle avait initialement… même si elle se déroule donc d’octobre 2021 à mars 2022, dans un site spécialement aménagé pour l’occasion au sud de Dubaï – un choix qui lui permet d’être également très accessible depuis l’émirat voisin d’Abu Dhabi.

Avant de mettre les pieds à celle de Dubaï, j’avoue que je n’avais aucune idée de ce à quoi ressemblait exactement une Exposition Universelle. Je savais grâce à mes bons souvenirs de cours d’hitoire que Paris l’avait accueilli à quelques reprises, notamment celle de 1889 à laquelle on devait la Tour Eiffel, mais qui avait également fait polémique avec ses zoos humains…

Revenons à celle de 2020 – enfin 2021. A l’intérieur, le site est immense, divisé en plusieurs zones selon des « grands » thèmes (mobilité, développemet durable…). Chaque pays implante son propre pavillon dans une de ces zones selon ce qu’il a choisi d’évoquer. Pour les « petits » pays qui n’ont pas forcément les moyens de construire leur propre pavillon, des « clusters » permettent de les regrouper en leur mettant à disposition à chacun quelques dizaines de m² d’espace dans un grand bâtiment commun.

Il ne faut pas espérer tout voir en une journée, très loin de là ! Quand nous y sommes allés, l’evènement avait débuté depuis un mois et demi et nous avions déjà quelques retours sur les pavillons intéressants… ou ceux nuls à chier. Le Japon, qui organise la prochaine expo et était donc obligé d’envoyer du paté, était unanimement cité comme le pavillon à ne pas manquer.

Le « fameux » passage piéton de Tokyo…

D’autres pays auxquels nous n’aurions pas forcément penser avaient la réputation d’avoir également fait un très beau pavillon, à l’image de la Corée du Sud… qui de son côté est candidate pour accueillir celle de 2030. De là à penser que ceci explique cela !

On aurait pu s’endormir en regardant ce film vertical…

Ensuite, il fallait trouver le bon compromis entre le temps imparti, les pavillons qui nous intéressaient, et une logique « géographique » pour faire un itinéraire logique sur la journée et si possible éviter de revenir sur nos pas ou d’enchaîner deux visites très distantes l’un de l’autre. Voisins du Japon et pays qui m’a toujours intressé, il était par exemple difficile de faire l’impasse sur les Etats-Unis, qui ont choisi de mettre leurs innovations technologiques et surtout la conquête spatiale à l’honneur.

Egalement candidate pour 2030, la Russie avait également fait les choses en grand et choisi un thème proche de celui des USA. En moins bien. Selon moi.

Nous avons relativement boudé les pavillons européens, d’autant que même si on nous avait prévenu, je peux affirmer que celui de la France était nullissime ! Comme souvent, les concepteurs ont du considérer que le pays se résumait à l’Île-de-France : les images employées ne représentaient quasiment que Paris, avec quelques photos de la campagne qui s’arrête donc à l’Essonne ou aux Yvelines. Tant pis pour eux. L’intérêt était aussi de découvrir des cultures éloignées de la notre, de retrouver avec plaisir des pays que j’ai déjà visités comme la Thaïlande

Ou à l’inverse d’avoir une bonne surprise avec le superbe pavillon de l’Angola, non prévu au programme initial, mais où nous sommes donc rentrés par hasard en fin de journée parce que 1/ il était magnifique extérieurement et 2/ nous n’avions visité aucun pays africain…

Nous avons réussi à visiter une dizaine de pavillons sur la journée : Japon, USA, Australie, Angola, Corée du Sud, Thaïlande, Finlande, Russie, Brésil, Irlande, France. Ils sont classés par l’ordre d’intérêt (selon moi). Mais certains pays dans les « clusters » valent aussi le détour ! Ils se visitent très rapidement, il y a peu de monde, et grâce peut-être à cette faible affluence, nous y sommes toujours accueillis avec le sourire par leurs représentants. On y trouve la majorité des pays d’Afrique, d’Europe de l’est et d’Amérique Centrale. Je retrouve avec plaisir l’ambiance de Cuba

…même si, l’alcool étant interdit sur le site, Cuba perd beaucoup de son intérêt avec ses mojitos sans rhum. La Jamaïque n’a pas ce problème et fait goûter aux visiteurs le café Blue Mountain, l’un des cafés les plus rares (et les plus chers) du monde ! Une autre bonne surprise viendra de la Slovaquie qui met en avance des véhicules à hydrogène. J’avoue que les hôtesses slovaques étaient particulièrement charmantes, mais ces voitures aussi.

Un mot sur le site lui-même : construit spécialement pour l’occasion, le métro a été prolongé pour le desservir et il est donc facile d’accès. A l’intérieur, les allées principales sont bien ombragées pour contenir la chaleur, des points d’eau sont implantés un peu partout, et cette grande fontaine se sera aussi avérée très rafraichissante.

Dommage que l’alcool soit quasiment interdit car une bière ferait du bien. Quasiment ? Oui, car certains pays en proposent sur leurs stands en précisant bien qu’il est interdit de l’emporter dehors. Je suppose qu’ils ont du payer une blinde pour avoir le droit d’en vendre, car même la France ne propose pas de vin par exemple. Le seul endroit où l’on a trouvé des bières et des cocktails alcoolisés était le stand australien.

Le soir venu, c’est comme souvent illuminé de partout et magnifique. Cela vaut le coup de rester jusqu’à la tombée de la nuit, ce qui est de toute façon obligatoire pour bien « rentabiliser » sa journée.

Au niveau tarif, l’entrée pour une journée coûte une trantaine d’euros environ, avec des prix dégressifs si vous y allez pour plusieurs jours voire prenez un pass illimité… Et surtout, un billet est inclus d’office avec votre billet d’avion si vous venez à Dubaï avec Emirates, ce qui était notre cas ! Au final, une visite très sympathique, qui me ferait presque regretter de ne pas être allé à celle de Milan en 2015 (quand en aurons-nous à nouveau une si proche ?) et me donnerait envie d’aller à celle d’Osaka en 2025, puisque la prochaine aura lieu au Japon, un pays où je compte bien retourner un jour !

L’exposition de Dubaï se termine fin mars 2022 et je pense que la plupart de ceux qui lisent cet article n’auront pas le temps ou l’occasion d’y aller. Mais je peux vous proposer une alternative certes beaucoup moins intéressante, mais une alternative quand même : le Global Village.

Situé à quelques minutes du parc d’attraction IMG World of Adventures, c’est une structure permanente (ouverte de novembre à avril tous les ans) qui accueille elle aussi des pavillons représentant différents pays et cultures du monde. On y trouve essentiellement des magasins pour le shopping ou des endroits pour manger, mais aussi quelques attractions avec un petit coin fête foraine, des spectacles typiques…

Alors, oui, ça ne vaut pas l’Expo dans le sens où c’est – selon moi – pensé davantage comme un lieu de consommation, plus que d’information ou de divertissement… Mais ça reste intéressant quand même, surtout si vous allez au parc d’attraction voisin, parce que c’est quand même assez loin de la ville. Il y a un peu trop de magasins à mon goût, mais si on tombe sur des démonstrations de danse ou de musique, ça peut être très sympa.

Visuellement, c’est très joli en soirée, bien illuminé. Attention, les pays du monde ne sont pas tous représentés : on retrouve principalement tous les pays arabes, quelques pays asiatiques comme le Japon ou la Thaïlande… Pour le reste, les principaux continents sont regroupés en un seul pavillon (bah oui, le Sénégal ou l’Ethiopie, c’est la même chose non ?)… sauf l’Océanie qui est carrément absente. Un plan et une liste exhaustive sont disponibles sur le site du Global Village. A vous de voir !

Le point budget :

Warning : Dubaï est un pays où les prix sont grosso modo les mêmes que dans les pays occidentaux, avec quelques produits plus chers (l’alcool, les aliments importés…) et d’autres moins (l’essence et donc les transports… La spécificité est qu’on consomme plutôt « haut de gamme » et qu’il y a très peu de visites ou d’activités gratuites. Bref, voici mon propre budget, qui s’élève donc à € répartis ainsi :

630 € pour l’avion : il y a des vols moins chers (on peut s’en sortir à 300 balles l’AR avec Turkish Airlines et une escale à Istanbul par exemple). Pour ce prix, nous nous sommes offerts le kiff d’un vol direct (d’une durée de 6 heures environ) et surtout confortable avec l’A380 d’Emirates.

180 € pour l’hôtel : quatre nuits en tout (puisque nous arrivions dans la nuit du dimanche au lundi, pour repartir dans la nuit du vendredi au samedi) : un tarif raisonnable pour Dubaï, pour un hôtel sympathique (chambres spacieuses, piscine, salle de sport…) mais pas particulièrement haut-de-gamme (à l’échelle des standards de l’émirat) non plus.

250 € pour les activités : le secret consiste à prendre un « Dubai Explorer Pass » qui inclue 3, 4, 5 ou 7 activités à choisir parmi une liste. Les activités proposées ont des tarifs différents mais si l’on fait les plus onéreuses, c’est très rentable ! Pour 190€ le pass-4-choix, j’ai fait le ski, le parc d’attractions, un diner-croisière en Dhow (un bateau typique) sur la marina, et la matinée dans le désert. S’est donc rajouté à ce budget 50€ pour le combo aquarium/Burj Khalifa, et quelques bricoles comme l’entrée du Global Village. Les fontaines de Dubaï sont gratuites, et l’expo universelle était incluse avec notre billet d’avion Emirates.

150 € pour les transports : 100€ en France pour rejoindre Roissy-CDG, 50€ sur place. Beaucoup de trajets en métro (pas cher du tout) pour aller de notre hôtel à l’hypercentre ou à l’Expo, et beaucoup de trajets en Uber (carrément plus avantageux que les taxis) pour les destinations éloignées du métro… ou les moments de flemme.

300 € pour la bouffe, les boissons, et quelques souvenirs : avec le billet d’avion, c’est clairement le poste où vous avez moyen de dépenser moins… ou beaucoup plus. Vous avez lu mes bonnes adresses dans l’article précédent : c’est plutôt quali, mais le rooftop du Carlton, l’Atelier de Robuchon ou les steaks avec feuille d’or de Salt Bae chez Nusr-et ne sont pas obligatoires ! Nusr-Et n’est d’ailleurs pas inclus dans ce budget…

L’Atelier de Joël Robuchon n’est pas le resto le moins cher de Dubaï… ni le plus cher

Et a contrario, nous n’avons pas non plus testé les restaurants étoilés de la ville, les boîtes de nuit les plus branchées ou les cafés de l’hôtel 8 étoiles, donc à chacun d’adapter selon son budget. En faisant ses courses au supermarché (prix français voire inférieurs), en mangeant local vers le souk de Deira ou dans les fast-foods, ce budget peut être fortement réduit. Enfin, comme déjà dit, c’est l’alcool qui coûte très cher à Dubaï (y compris dans nos notes de restaurant) et boire de l’eau ou du coca peut nettement réduire le budget.

Si ce budget reste trop important, vous trouverez très bientôt sur ce blog un récit sur une destination beaucoup plus accessible que ce soit en distance ou en finances, puisque j’ai fait un petit tour à Budapest en décembre dernier !

2 réflexions sur “L’Expo Universelle 2020

  1. Merci pour ce chouette reportage ! Je voulais aller à cette Expo Universelle, et puis finalement cela ne s’est pas fait. Je note pour Osaka en 2025. Nous étions allés à celle de Milan en 2015 et on avait adoré… On y avait passé 3 jours ! Du baï est aussi une destination qui nous tente de plus en plus…
    Aurélie.

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