Caler le Yucatan, ohé ohé !

Difficile d’aller au Mexique sans faire un détour par la péninsule qui englobe le Yucatan et le Quintana Roo (beaucoup ne gens au Mexique QUE pour cette région). C’est pourtant ce que j’ai failli faire ! C’était un gros détour par rapport à mon itinéraire qui était plutôt sur la côte pacifique, et alors qu’il me restait 4 jours de voyage, il était tentant de suivre ma comparse Emilie qui partait dans le Chiapas visiter Palenque, San Cristobal de las casas… en me disant que j’aurais sans doute l’occase de revenir au Mexique un jour. Mais finalement l’appel de Chichen Itza notamment a été trop fort et j’ai donc pris un vol direct Oaxaca – Merida pour terminer mon voyage en solo dans la partie la plus touristique du Mexique.

Merida a donc été mon camp de base pour les dernières nuits. Une ville à taille humaine, qui a gardé ses bâtiments coloniaux, n’abrite pas de gros complexes touristiques contrairement aux autres options possibles (Cancun, Playa del Carmen, Tulum...) et dégage un certain charme.

J’ai passé une partie de mes journées à visiter la ville : sa cathédrale (qui ne vaut évidemment pas celle de Guadalajara ou Santo Domingo à Oaxaca), son habituel parc central, ses musées qui sont pour certains d’entre eux gratuits, ou encore sa grande allée pleine de statues qui a priori ne serait pas une dédicace à Asterix.

Mais Merida a beau être très jolie, si j’ai fait tout ce trajet pour venir dans le coin, c’est avant tout pour Chichen Itza. Rien de moins qu’une des sept nouvelles merveilles du monde (et ma troisième, même si c’est pas un concours).

Tout le monde la connaît de nom, tout le monde a déjà vu cette photo, et je pense que presque tout le monde résume Chichen Itza à la Pyramide de Kukulcan. Et pourtant non ! Il s’agit bien d’un très grand site archéologique qui vaut la peine d’être visité en entier, même si beaucoup de cars de retraités se contentent de faire l’arrêt le temps de la photo du monument principal et repartent. Il n’est pas question de s’y baigner mais un immense cenote sacré se trouve par exemple sur place, et c’est le premier cenote que je vois de mon séjour !

Mais on trouve aussi un terrain de jeu de palle qui serait le plus grand tous sites confondus de toute la Mésoamérique, le temple des guerriers jaguars, le temple des mille colonnes, et d’autres édifices que je ne vais pas détailler un par un…

Alors je n’ai pas pu me baigner dans le cenote sacré de Chichen Itza, mais ce ne fut que partie remise : j’ai pu faire trempette dans le cenote Sambula, assez proche de Merida ; moins photogénique car il ne s’agit pas d’un cenote à ciel ouvert, mais d’un de type « souterrain », situé dans une sorte de grotte équipée heureusement d’une échelle pour y descendre.

Cet arrêt a eu lieu sur ma visite d’une autre cité maya importante de la région : Uxmal. Moins connu que Chichen Itza, mais quand même suffisamment pour que son batiment principal soit la photo d’illustration de mon guide de voyage. Contrairement aux autres sites archéologiques, c’est le seul où j’ai fait une visite guidée. Peut-être que ça change un peu mon ressenti (j’ai pu voir des détails que je n’aurais jamais remarqué en déambulant seul comme d’habitude, avoir des explications sur la disposition des bâtiments, etc) mais j’ai adoré cet endroit. Le peu de monde contribue à rendre la visite agréable, il n’y a pas le rabattage incessant des vendeurs de souvenirs, et surtout les édifices sont bien conservés, grands, photogéniques.

Le plus connu est la pyramide du Devin, c’est elle qui illustrait mon Petit Futé, et… oui, je dois avouer qu’elle est assez photogénique, elle. On y trouve aussi le palais du gouverneur et ses multiples détails sculptés, l’habituel terrain de jeu de balle, la « grande Pyramide » et plein d’autres temples…

Toutes ces visites sous le soleil impitoyable du Yucatan – oubliés, ici, le petit vent frais du Pacifique, ou la fraîcheur des montagnes de Oaxaca / Uruapan – méritaient bien des moments de réconfort. L’un d’eux eut lieu chez Choco-Story, un « musée » qui présente la production et la fabrication du cacao selon les traditions mayas. Situé face au parc d’Uxmal, il est donc tentant de combiner les deux visites.

On apprend deux-trois bricoles sur le chocolat et la partie dégustation est toujours plaisante… Mais dans l’ensemble j’ai trouvé cet arrêt un peu trop attrappe-touristes à mon goût, et ce ne sera pas mon meilleur souvenir du Mexique. Et puis le chocolat de Oaxaca est quand même meilleur que son homologue yucatèque !

Alors dernier arrêt « farniente » : j’ai renoncé aux plages bondées de la côte caraïbe (Cancun et compagnie) pour me diriger vers Progreso, à 30 minutes de bus de Merida. C’est la petite ville de bord de mer où vont les habitants de Merida pendant leurs week-ends ou leurs vacances, un peu comme Bordeaux en France pour les parisiens. Peu de touristes non-mexicains sur cette petite plage où l’eau du golfe du Mexique est très jolie… mais sans doute un peu plus froide que sur la côte sud.

Ainsi s’achève presque mon voyage au Mexique. Presque, car il reste quelques galères du retour, le fameux test PCR à trouver qui m’a bouffé un peu de temps sur cette partie au Yucatan… Mais tout ça, ce sera pour le prochain et dernier article ?

Les bonnes adresses :

La Chaya Maya : adresse un peu touristique, certes, mais les prix restent raisonnables et toutes les spécialités de la région sont au menu. Globalement la cuisine yucatèque est peu épicée par rapport au reste du pays. Je l’ai donc un peu moins appréciée, mais c’est parce que j’aime manger épicé (pas en même temps).

Trattoria la Pasta : et comme j’appréciais moyennement les spécialités mayas, j’ai fait un petit tour dans ce boui-boui italien pour manger de très bonnes lasagnes suivies d’un tiramisu au nutella, pour un prix dérisoire !

Globalement j’ai bien mangé un peu partout à Merida, sauf à La Parilla où j’ai fait mon dernier repas avant le retour… Très mauvais choix, peut-être la pire adresse du séjour, avec une arnaque sur l’addition pour ne rien arranger. Bref, en voilà un à éviter absolument !

3 réflexions sur “Caler le Yucatan, ohé ohé !

  1. Merci pour cet article plein de soleil. Chichen Itza et Uxmal sont de beaux sites et il ne faut pas se laisser distraire par tant de touristes, pas toujours là pour les bonnes raisons. J’avais visité une dizaine de sites comme cela, à une époque où il était encore possible de gravir les pyramides. Ce plaisir reste intact au Belize pour ceux que cela intéresse 🙂

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    1. Bon à savoir pour le Belize. Sauf si ça a changé très récemment, c’est toujours possible au Guatemala aussi !
      Y a le pour et le contre, être empêché de grimper dessus permet d’avoir des belles photos sans instagrammeuses qui passent une heure dessus 😀

      Aimé par 1 personne

      1. C’est vrai que chaque visiteur peut être une gêne pour les autres. Concernant Tikal, la principale pyramide ne peut être gravie, mais on peut la regarder de celle qui lui fait face.

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