Les volcans mexicains

Après avoir bien écumé le Jalisco, nous prenons la direction de l’Etat voisin de Colima, qui est le moins peuplé du Mexique et l’un des plus petits du Mexique avec ses 5.600km². Une région surtout connue pour le volcan de Colima (ou volcan de Fuego), aux éruptions assez fréquentes ; la dernière date de 2017. On vient ici pour le volcan mais aussi plus généralement pour la nature : faune et flore sont plutôt riches ici, on y trouve des plantations de café, des espaces verts en pagaille… Bref, pour avoir un aperçu de tout ça, on choisit de faire un tour organisé d’une journée avec une agence locale.

Le tour se consacre un peu à l’artisanat local, mais nous permet aussi de voir, pêle-mêle : plusieurs jolis points de vue sur le volcan-star des lieux, un ancien village devenu désert suite à une éruption un peu plus forte que les autres il y a quelques décennies, une plantation de café où je boirais le seul expresso digne de ce nom de tout mon séjour (les mexicains ne jurent que par l’americano), ou encore une sympathique balade dans les bois.

Malheureusement, et contrairement à ce qu’on pourrait penser en voyant ces quelques photos, ce tour était un peu bullshit au final. Ou disons… inégal. Il y a avait quelques superbes viewpoints, la pause au bord du lac ou la visite de la plantation de café étaient sympas. A côté de ça, les arrêts « artisanat » étaient seulement des invitations à acheter dans les boutiques, comme celle des masques, sans plus-value ; tandis que la balade dans les bois était vraiment là pour dire « y a une partie rando » mais n’a pas assouvi nos envies de grandes enjambées. On s’attendait à être beaucoup plus près du volcan et, sans forcément le gravir, à marcher autour ou sur ses premières pentes.

Le tour démarrait de Comala, petit village relativement sympathique…

…tout comme la ville de Colima, assez classique comme ville mexicaine moyenne, avec sa place centrale entourée des principaux lieux religieux et administratifs dans des bâtiments qui ont de la gueule, et de rues commerçantes piétonnes assez agréables. Et après avoir eu droit à mon meilleur café, c’est également ici que j’aurais bu ma bière artisanale favorite du Mexique ; mais j’y reviens plus bas.

Déçu de n’avoir pas vraiment fait de rando, et bien que ce ne soit pas vraiment prévu, on prend ensuite la direction d’Angahuan dans l’état du Michoacan. Une région très peu touristique qui fait la part belle aux volcans. Et cette fois, malgré les tentatives de dissuasion des locaux (qui veulent sans doute nous vendre les services d’un guide…), c’est seuls que l’on s’élancera dans l’ascension du volcan Paricutin !

Il nous faudra presque la journée pour faire l’aller-retour jusqu’à ce sommet situé à 2.808 mètres d’altitude, qui est apparu en 1943 seulement. Ce qui en fait le plus jeune volcan du continent américain, et l’un des trois plus jeunes au monde, après Surtsey (Islande) et Ardoukjoba (Djibouti) ! Les ruines de l’église à 5-6 kilomètres du volcan sont les seuls restes visibles de la civilisation qui existait sur ces terres qui étaient encore plates il y a 80 ans.

Les chemins qui mènent aux « vieux » volcans sont souvent dans des forêts vierges, comme c’était le cas au Guatemala, au Panama ou… au Pariou. Pas ici. La naissance du volcan et son éruption sont tellement récentes que c’est encore principalement un champ de lave durcie à traverser, où la végétation n’a pas (encore) repris ses droits. Conséquences : non seulement ce n’est pas très pratique pour marcher, mais en plus l’ombre est relativement rare !

Le sommet, qui heureusement n’est pas dans les nuages à notre arrivée – comme ça arrive certains jours – offre une très belle vue que ce soit à l’intérieur du cratère où l’on peut descendre, ou sur les alentours.

En revenant dans notre cabane, on assiste au coucher de soleil sur les volcans, mais aussi le soir-même à la… fête du village ! A vrai dire, on n’a pas trop compris si c’était une fête locale ou s’ils célébraient l’épiphanie, fête habituellement importante dans les pays latinos. Mais l’ambiance était excellente et c’est le seul moment où j’ai eu l’impression d’être vraiment dépaysé. Il n’y avait pas d’autres gringos à part nous (dur de passer inaperçu…), des spectacles de danse ou de musique qui sentaient bon l’amateurisme mais aussi l’authenticité, et surtout personne qui porte le masque ou qui se nettoie les mains au gel hydro-alcoolique malgré le bordel ambiant. En fait, je ne suis même pas sûr qu’ils étaient au courant ici qu’il y avait une pandémie dans le reste du monde. Et ça fait du bien de l’oublier enfin ce virus.

La dernière photo avec un Mr Jesuissurlaroute (oui c’est moi) qui marche seul dans la ville abandonnée (tout le monde est à la fête…) est de loin la plus artistique du blog.

Le prochain article parlera de l’Etat de Oaxaca, mon coup de coeur du Mexique, et aussi celui où j’ai passé le plus de temps (c’est peut-être lié).

La bonne adresse :

Je ne suis pas sûr que donner une bonne adresse à Angahuan soit très utile vu la probabilité qu’un lecteur de cet article se retrouve là-bas un jour (mais dîtes-moi si je me trompe !). Je vais donc me contenter de Colima : non pas pour un resto ou un logement (nous étions dans un airbnb sympathique qui a limité nos repas en extérieur) mais pour l’apéro :

Cerveceria de Colima et/ou Terraza Trapiche (Colima) : mon guide de voyage – le Petit Futé – nous la vendait comme l’une des meilleures bières artisanales du Mexique. De quoi lui mettre une certaine pression, sans jeu de mots. Bon, si, avec jeu de mots en fait.

La brasserie est visiblement un endroit très sympa puisqu’on peut voir les installations, et qu’ils ont paraît-il aménagé un coin « apéro » très cosy et hors de la ville. Mais nous avions un peu la flemme de prendre un Uber pour y aller et sommes donc allés à leur deuxième adresse : la terrasse Trapiche, un bar rooftop qui donne directement sur la place centrale de Colima, et qui propose l’ensemble de leur gamme, les permanentes comme les spéciales du moment. Et pour en avoir testé 4 (mais seulement bu 2), elles étaient toutes quelque part entre « très bon » et « divine », adjectif que je collerais à leur IPA !

Si vous faites un circuit plus classique au Mexique qui ne passe pas par Colima, ils ont aussi des espaces à eux à Sayulita et à Guadalajara.

6 réflexions sur “Les volcans mexicains

      1. Ahaha ça fait partie des charmes du voyage, j’arrive à me débrouiller en espagnol même s’il y a autant de fautes dans mes phrases qu’il y a de mots ^^

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