Nouvel an au Jalisco

Dernier voyage de 2020 ou premier de 2021 ? Difficile à dire, ce voyage de trois semaines était à cheval sur les deux années ! Techniquement + sur 2021, mais d’un autre côté c’était des jours de congés de 2020, bref. Qui s’en fout ?

Moi. Tout le monde en fait.

Bon. Commençons par le trajet, globalement fait en bus (sauf entre Oaxaca et Merida où j’ai pris un vol interne) :

Cinq États traversés, et cinq articles à venir en tout. Toutes les questions du type « mesures anti-covid sur place » « test PCR » « sécurité du pays » et compagnie attendront le cinquième et dernier article qui sera le bilan, on a tous besoin de parler ou d’entendre parler d’autre chose que du virus…

Première étape donc : le bien-nommé État de Jalisco !

Pourquoi le bien-nommé ?

Je sais pas… Le nommé tout court disons. Le voyage commence à Guadalajara. La deuxième plus grande ville du pays est aussi sympa à visiter qu’elle est délicate à prononcer. Sa cathédrale est très belle – gros teasing : le deuxième plus bel édifice que j’ai vu pendant ce voyage – ainsi que d’autres plus petites églises. Le musée Cabanas accueillait une petite « expo » intéressante sur la condition des femmes et des enfants au Mexique. La ville compte aussi de nombreux parcs, qui font partie des trucs soi-disant à visiter mais que j’ai trouvés un peu tristounets. Mauvaise saison peut-être ?

Le quartier/village de Tlaquepaque vaut vraiment le détour dans l’est de la ville. Facile d’accès en métro, on y trouve des petites ruelles colorées qui tranchent un peu avec le centre plus classique de Guadalajara. Le jardin Hidalgo (rien à voir avec Anne) est un endroit plutôt sympa pour se poser, alors que le centre culturel « El Refugio » est un joli lieu chargé d’histoire même si en ce moment, il n’y a (à cause de la pandémie…) pas d’exposition ou d’animation particulière contrairement à ce qui s’y fait habituellement.

Guadalajara est très proche de Tequila où nous avons fait l’aller-retour dans la journée. La ville est le berceau de la boisson nationale, ou plutôt régionale car contrairement à une idée reçue, la tequila n’est produite que dans une petite partie du Mexique. Seul la région de Jalisco et quelques communes limitrophes peuvent en faire. Le reste du pays produit du mezcal, moins connu mais plus consommé sur place. Bien qu’un peu touristique et trop centrée sur son produit-phare, la ville est très jolie et plutôt agréable.

L’activité numéro un ici, c’est évidemment de visiter une distillerie. La plus connue est celle de la Rojena, mais nous avons choisi de visiter la hacienda de la Cofradia, plus artisanale, plus authentique au milieu des cactus et des champs d’agave.

Au final c’était une visite un peu bullshit. Disponible uniquement en espagnol en ce moment, il n’y a pas assez de touristes pour que ça vaille le coup de proposer des trucs en anglais – encore moins en français. Court, convenu, pas forcément plus instructif qu’une bonne lecture sur le net. Heureusement qu’il y avait une partie dégustation pour sauver le tout et que leur tequila est très bonne ; d’ailleurs, on achète sur place la bouteille qui va nous faire mal à la tête pour le réveillon… le lendemain.

Cap ensuite sur Puerto Vallarta. Une ville de bord de mer assez classique, avec ses plages, son malecon… Elle a l’avantage de ne pas être trop touristique : les européens n’en connaissent pour la plupart pas l’existence. Elle est plutôt prisée des américains, canadiens et des mexicains eux-mêmes.

Le réveillon lui-même restera gravé dans ma mémoire. Il ne s’y passe rien d’extraordinaire, mais le simple fait que ce soit à l’autre bout du monde, dans une période où on peut plus rien faire en France, suffit à le rendre exceptionnel. L’auberge de jeunesse faisait un petit repas (simple mais gratuit !) pour l’occase. On regarde quelques feux d’artifice artisanaux depuis le rooftop à minuit. La suite se passe en boîte de nuit, puis sur la plage, puis en after chez des mexicains qui font un karaoké et qui lancent même Aline (de Christophe) ou Champs-Elysées (de Joe Dassin) quand on réclame des chansons françaises ! Vous m’excuserez de ne pas publier les vidéos ici…

Pour le reste, il n’y a pas grand chose à voir à Puerto Vallarta-même, mais il y a des très jolies plages un peu plus isolées et difficiles d’accès au sud. Au départ de Boca de Tomatlan, deux solutions : soit on les rejoint en bateau-taxi, soit on marche. Au bout d’1h30 de rando, on jettera notre dévolu sur la Playa Caballo. Les pieds dans le pacifique en sirotant une noix de coco : est-ce que 2021 pouvait mieux commencer ?

La bonne adresse :

Mercado Libertad (Guadalajara) : comme beaucoup d’autres villes mexicaines, Guadalajara a son marché avec une zone, disons, alimentaire, où s’étendent une multitude de stands qui font à manger avec chacun quelques places pour s’asseoir au « comptoir ». Il y a du choix – même si beaucoup font la même chose – on y mange super bien, et pour pas cher. Le lieu est super bien placé, à deux pas de l’hypercentre où se trouvent la cathédrale, les musées… Une option parfaite pour les petits budgets !

Le marché est sur plusieurs niveaux et on n’y trouve pas que de la bouffe. Sans vérifier l’affirmation, j’ai lu par ailleurs qu’il aurait une superficie totale de 40.000 m²… ce qui en ferait le plus grand marché couvert d’Amérique latine.

6 réflexions sur “Nouvel an au Jalisco

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