Istanbul de flipper

Oui, je sais : j’avais tout le champ lexical de « boule » qui s’ouvrait devant moi pour trouver un titre drôle à cet article, et choisir un hommage à Corinne Charby a un côté un peu honteux… que j’assume néanmoins totalement !

J’ai déjà évoqué ici-même mon voyage bolivo-péruvien avorté au printemps, mais ce que vous ignorez peut-être, c’est que j’ai aussi eu un voyage en Turquie annulé en juillet. Ce n’aura été que partie remise puisque, voyant ce pays ouvert aux touristes sans conditions et le reconfinement qui approchait en France, j’ai décidé mi-octobre de reprogrammer ce voyage en dernière minute : le billet d’avion fut pris 5 jours avant le départ ! Un voyage – sans doute mon dernier de 2020 ? – de seulement une semaine, dont les 48 premières heures se passent à Istanbul.

J’ai adoré Istanbul. Pourtant, je ne suis pas forcément sensible au charme des grandes villes historiques, surtout quand cette histoire est liée essentiellement à la religion (comme Rome…), et jusque-là je n’ai jamais kiffé particulièrement non plus les grandes villes des pays musulmans (Amman, Tunis, Marrakech…). En voilà une qui m’aura fait mentir.

Je logeaux dans le quartier de Sultanahmet, touritique mais historique, il abrite les deux monuments les plus célèbres de la ville. Le premier, c’est la Mosquée Bleue.

Comme vous le voyez, la Mosquée Bleue est blanche. En vrai, c’est à l’intérieur qu’il y a quelques mosaïques bleues qui décorent les murs, et c’est la raison pour laquelle elle a ce nom. Bon.

Elle se visite facilement (et gratuitement) en-dehors des heures de la prière et, comme vous le voyez, la distanciation sociale est appliquée. Alors que les hommes se collent normalement les uns aux autres pendant les prières, des marquages au sol ont été placés pour les inciter à se placer à un petit mètre de distance de leur voisin…

A quelques pas de là, on trouve… l’ancienne Basilique Sainte-Sophie.

Ancienne, car si c’était à l’origine chrétienne, elle avait été transformée en mosquée au 15ème siècle, avant de devenir un « musée » (payant) au début du 20ème. Un endroit rare où l’on pouvait voir les marques des deux religions… Mais ça, c’était avant.

Depuis juillet 2020, Sainte-Sophie est redevenue une mosquée, à la grande joie des musulmans qui peuvent revenir prier ici, au désespoir des historiens, des guides touristiques, et de l’UNESCO qui n’a pas été consultée avant cette décision qui concerne pourtant un site classé. Les symboles chrétiens ont été masqués à l’aide de grands voiles noirs pour ne laisser apparaître que ceux de l’islam. Dommage… Même si du coup, le site est devenu gratuit.

Moins connu mais tout aussi valable : le palais de Topkapi, ancienne résidence impériale du Sultan. L’endroit est vaste, on peut y voir un vaste ensemble de bâtiments, des chambres aux cuisines en passant par le harem !

Une visite agréable même si les parcs sont un peu tristounets en cette période ; la saison automnale n’est peut-être pas le meilleur moment pour ça.

Un peu plus loin se trouve le Grand Bazar d’Istanbul. Un immense marché couvert, avec plus de 4.000 boutiques qui en font l’un des plus grands (le plus grand ?) du monde. On y trouve absolument de tout (vêtement, gadgets, souvenirs, bouffe…) même si les commerçants vendent un peu tous la même chose au bout d’un moment. L’endroit est peu intéressant pour le shopping, mais il fait partie des monuments incontournables. Petite anecdote : James Bond fait une course-poursuite à l’intérieur du Bazar dans Skyfall, qui est re-re-re-diffusé sur France 2 au moment-même où j’écris ces lignes (dimanche 29/11) !

Mais la visite que j’ai préféré dans cette visite de la ville, et on va rester dans les lieux déjà vus au cinéma, est la « citerne basilique« . Une citerne souterraine construite il y a environ quinze siècles, à Constantinople – à l’époque – comme Sainte-Sophie. Cette citerne a longtemps alimenté la ville en eau avant d’être progressivement abandonnée en faveur d’un système plus moderne. Aujourd’hui, elle se visite, et si beaucoup n’apprécient pas leur passage ici à cause du flot de visite… La période très calme actuelle fait que je n’ai pas été très dérangé pour l’admirer !

Le rapport avec le cinéma ? C’est un lieu qu’on voit dans plusieurs films et notamment dans Inferno, adaptation du roman de Dan Brown qui se passe à Florence, Venise et donc Istanbul. A la fin – attention spoiler – le méchant de l’intrigue veut répandre un virus en le versant ici, histoire qu’il contamine à la fois l’Europe et l’Asie, comme la peste à son époque…

Il est temps de passer à un autre quartier, et pour ça j’emprunte le pont Galata, pont qui rejoint le quartier de Karakoy . Sa curiosité ? Les milliers de pêcheurs toute la journée de part et d’autre du pont.

Accessoirement, au-dessus du Bosphore, c’est aussi un « spot à coucher de soleil » correct.

De l’autre côté, moins de bâtiments historiques, on est davantage dans des quartiers commerçants, résidentiels, sans rien de spécial à visiter mais où l’on hume davantage l’atmosphère de la ville. Au milieu, la Tour de Galata offre une vue sympa sur la ville.

On y trouve quelques parcs et jardins comme le Parc Yildiz, sympa pour un footing (ou une ballade en famille, un pique-nique…) mais encore une fois, l’automne n’est pas la meilleure période…

Dans le coin se trouve aussi le palais de Dolmabahce, encore une ancienne résidence du Sultan. Sans doute sympa mais aussi semblable au palais Topkapi, donc je me contente de la première cour gratuite cette fois !

Et voilà en gros comment sont passés mes deux jours à Istanbul, bien trop rapide pour voir toute la ville (je suis même pas allé dans la partie asiatique…) mais assez pour un premier aperçu et pour pouvoir dire que j’ai aimé cette ville. Moins que la Cappaddoce, qui arrive dans le prochain article, mais plus que mes habituelles visites de capitale. Je vous ai convaincus d’y aller ?

Les bonnes adresses :

Divella Bistro Restaurant : nous somems mardi soir, un gros orage a éclaté au moment où j’étais heureusement proche de mon auberge de jeunesse. Je cherche un endroit pour manger le soir à proximité, n’ayant pas envie de me mouiller en faisant des kilomètres… Et je vois que je suis à 200 mètres de ce restaurant classé alors 1er sur les milliers de restos d’Istanbul (ndlr : il est 2ème maintenant). Sans réservation, je me dis que c’est mort, je me pointe à 19h pour avoir une petite chance… Une seule autre table est prise. Merci Covid ! Réputation méritée, trois items seront offerts (hummus avec l’apéro, thé et mini-baklava en dessert), le reste est très bon à un prix très compétitif… Une adresse sans doute touristique mais à la note méritée !

Cankurtaran Sosyal Tesisleri : dans un autre genre, un resto dans un coin un peu à l’écart, qui paye moins de mine, fréquenté davantage par des turcs, mais moins cher et (presque) aussi bon. Plutôt branché sur le poisson, qui est bien préparé. Un choix sûr aussi.

Une réflexion sur “Istanbul de flipper

  1. J’ai suivi plus ou moins le même itinéraire lors de ma visite d’Istanbul il y a quelques années, il s’agit donc d’un bon résumé de ce que peuvent voir les visiteurs. Pour la nourriture, sur une courte période, je me suis régalé de baklava, à ne surtout pas faire sur une longue période !

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