Tour du Mont-Blanc : itinéraire et préparatifs !

Pas de long voyage possible en ce moment. Enfin, si, mais s’il faut faire un test PCR en partant, un en revenant, prendre le risque d’une quarantaine, etc… C’est pas la peine. Et c’est pas plus mal car ça permet de se pencher sur un projet resté trop longtemps dans les cartons : le Tour du Mont-Blanc !

Partir sur le TMB la deuxième quinzaine de septembre est un pari risqué. L’avantage, c’est qu’il y a peu de monde sur un tracé qui prend vite des allures d’autoroute en plein mois de juillet, que les prix sont raisonnables et que les coups de soleil ne sont pas un gros danger. L’inconvénient : le risque d’une météo pourrie, et quelques difficultés supplémentaires pour se substanter avec la fermeture de certains campings ou refuges… Bonne idée ou pas au final ? Globalement oui, même si la météo n’a pas toujours été au rendez-vous…

Avec entre autre le brouillard parfois bien épais…

Voici donc un premier article donc sur l’itinéraire qui était prévu, avant un deuxième qui sera un peu plus riche en photos et en récit de ce qui nous est arrivé.

L’itinéraire :

Etape 1 : Les Houches – Contamines-Montjoie (12 km / 780m de D+)

Partir des Houches pour le TMB est un grand classique : le topoguide démarre d’ici, il y a un grand parking gratuit prévu exprès, et c’est le point le plus proche quand on arrive de l’ouest.

Une première étape très courte, sans difficulté majeure (le col de Voza culmine à 1.650 mètres…) pour une bonne raison : il a déjà fallu faire les 4h de route pour rallier les Houches en voiture le matin, ce qui a bien tronqué la journée !

Etape 2 : Contamines-Montjoie – Les Chapieux (18 km / 1.360m de D+)

Les choses un peu plus sérieuses commencent ! Au programme de cette journée, notamment, le col du Bonhomme (j’aime beaucoup ce nom) et dans la foulée le col de la Croix du Bonhomme à environ 2.450m d’altitude. Spoiler : le seul col dans ces hauteurs-là qu’on franchira par beau temps… S’en suit une longue redescente vers les Chapieux.

Etape 3 : Les Chapieux – Refuge Maison-Vieille (20 km / 1.210m de D+)

Le même genre d’étape que la veille avec la traversée du col de la Seigne (2.516m) qui marque notre passage incognito de la France à l’Italie ! Et accessoirement, la première nuit – sur deux au total – où nous dormons au chaud après deux nuits sous la tente.

Etape 4 : Refuge Maison Vieille – Refuge Bonatti (21 km / 1.800m de D+)

Le plan initial était d’aller jusqu’au refuge Elena mais nous avons finalement décidé de planter la tente bien avant, quelques hectomètres après le refuge Bonatti.

Etape 5 : Refuge Bonatti – La Fouly (20 km / 1.060m de D+)

Conséquence d’avoir raccourci l’étape de la veille, on a rallongé celle du lendemain, mais elle reste assez courte et plus simple que les trois précédentes, avec plus de descente que de montée pour une fois. Il faut quand même franchir le col Ferret à plus de 2.500m qui marque la frontière italo-suisse, mais globalement, on repose un peu les pieds et le dos !

Etape 6 : La Fouly – Champex d’en Haut (17 km / 960m de D+)

La journée de repos. Si c’était le Tour de France, on appellerait ça l’étape pour sprinteurs ! Certains font cette portion en bus pour raccourcir un peu le TMB, en considérant que ce ne sont pas les plus beaux paysages du parcours. C’est vrai, mais c’est agréable quand même, entre la rivière qu’on longe au départ de la Fouly ou le lac de Champex à l’arrivée !

Etape 7 : Champex d’en Haut – col de la Forclaz (15km / 980m de D+)

Deuxième journée de repos, on prépare les grandes manoeuvres du lendemain puisque tels des Christian Prudhomme en herbe, nous avions placé l’étape la plus difficile à la veille de l’arrivée.

Même style de parcours que la veille mais qui peut sembler paradoxalement plus difficile car le dénivelé positif est entièrement concentré dans la rude montée sur Bovine (2.060m) à mi-parcours.

Etape 8 : col de la Forclaz – Refuge du Lac Blanc (19km / 2.030m de D+)

Un départ à 1.150m d’altitude, le passage du col de Balme (2.200m) qui marque notre retour en France, une longue descente avant une ascension finale impitoyable vers ce refuge perché à 2.350 mètres de haut, à côté du magnifique Lac Blanc… La promesse d’une nuit au chaud après quatre nuits sous la tente sera-t-elle suffisamment motivante pour affronter cette terrible épreuve ? Vous le saurez en lisant le prochain article.

Etape 9 : Lac Blanc – Les Houches (18km / +1.060m de D+)

Même s’il faut franchir le Brévent au début du parcours, c’est une journée essentiellement descendante (2.400m de D- !) qui nous attend avant les retrouvailles avec ma voiture et un hôtel confortable sur le papier !

Le matériel :

L’objectif est de rationaliser autant que possible pour que le poids soit le plus supportable possible, mais sans oublier non plus un truc indispensable… Bref, voici le contenu de mon sac-à-dos :

Matériel perso :

D’abord, les vêtements :
– un sac-à-dos, forcément (le Quechua de 70L)
– une housse imperméable pour ledit sac-à-dos
– des (bonnes) chaussures de rando
– deux paires de chaussettes techniques + une paire chaude « normale » pour le soir/la nuit (au diable le style)
– deux sous-vêtements techniques + un « normal » pour le soir/la nuit
– un short de rando
– un pantalon de rando transformable en short
– un surpantalon de pluie
– un legging pour le soir/la nuit
– des guêtres de pluie (le gars est confiant donc)
– deux T-shirts en laine de mérinos
– un T-shirt classique pour le soir/la nuit
– une polaire, plutôt pour la marche
– une doudoune sans manches, plutôt pour le soir
– un coupe-vent imperméable
– des gants
– un bonnet
– une casquette

Ensuite, le matos pour le camping et la marche :
– un matelas gonflable
– un sac de couchage avec une bonne résistance thermique
– un oreiller gonflable
– un drap de soie (ou sac à viande)
– une serviette en microfibres
– une poche à eau (2L)
– une gourde (1,5L)
– deux bâtons de rando
– un couteau, un gobelet et des couverts pour manger
– une frontale + une lampe de poche
– une brosse à dents
– et puis l’essentiel de mon kit de survie n’importe où dans le monde : le smartphone, son chargeur, mon portefeuille et mes papiers avec deux CB et du cash…

Une partie du matos, en plein préparatifs…

Matériel commun :

Celui-ci était réparti dans les sacs à dos pour éviter d’emporter des trucs en double ou optimiser le remplissage :
– la tente, évidemment !
– le topoguide du TMB
– kit de secours : pansements, compresses, couverture de survie…
– kit « médical » : imodium, paracétamol/ibuprofène, chloroquine en cas d’apparitions des symptomes du Covid-19…
– pastilles pour purifier l’eau (finalement non utilisées)
– PQ, mouchoir en papier
– savon biologique multi-usages, servant aussi bien pour le corps, les cheveux, la lessive, la vaisselle…
– dentifrice
– crème anti-frottements (notamment pour les pieds)
– baume du tigre (notamment pour le dos en début et cours de journée)
– liniment du sportif (notamment pour le dos en fin de journée)
– PQ, mouchoirs en papier
– un stylo, pour signer des autographes à mes fans si j’en croise
– sacs poubelles et sacs plastiques
– un briquet
– un sifflet/boussolle/thermomètre, oui il fait les trois à la fois.
– un peu de bouffe non périmable (outre les sandwichs et fruits du premier jour) : barres de caréales, graines diverses, biscuits…

Comme vous le voyez, les grands absents de cette liste sont les réchauds et autres vaisselles de camping. C’est normal. Le plan était en gros de camper à proximité de certains refuges voire dans des campings « officiels » et de profiter soit de leurs services demi-pensions, soit des restos à proximité, quitte à manger nos graines ou à se ravitailler en salades Saupiquet pour les jours où ce n’est pas possible. En gros on économise sur l’hébergements mais on se fait plaisir sur la bouffe.

Ces préparatifs ont-ils été suffisants ?

Vaincront-ils le terrible TMB ou abandonneront-ils au bout de deux jours ?

Se feront-ils attaquer par un ragondin insomniaque ?

Regretteront-ils de ne pas avoir pris leurs skis ou leurs raquettes de neige ?

Vous le saurez en lisant le prochain article !

6 réflexions sur “Tour du Mont-Blanc : itinéraire et préparatifs !

  1. Bonjour,
    Nous avions prévu de le faire en juin dernier. Ma fille habitant les Houches, nous avions le camp de base tout trouvé. Covid étant passé par là, ce n’est que partie remise.
    On attend la suite de l’aventure avec impatience dans la continuité de ce premier post.

    Aimé par 1 personne

    1. Entre les refuges/campings/etc qui ferment le 15/09 et le risque météo accru sur la deuxième quinzaine, la première quinzaine de septembre est sans doute un bon choix – un meilleur que le notre ? – et c’est la période que je conseillerais je pense. J’espère que ça le fera pour 2021 !

      Aimé par 1 personne

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