Ca fait Dublin

Encore l’Irlande ! Mais j’y étais y a genre trois mois !

Oui, mais comme chaque année en février, c’est l’heure du petit week-end spécial Tournoi des VI Nations. Le but était de boucler la boucle puisque nous avions visité les cinq autres pays/villes/stades du Tournoi lors des cinq années précédentes, une rétrospective que vous pouvez lire en fouillant un peu mon site. Garder le meilleur pour la fin était un choix délibéré, et Dublin fut donc une magnifique conclusion pour ce projet !

Le but principal (le seul ?) de cette petite escapade était donc d’aller voir Irlande-Pays de Galles, match alléchant sur le papier, correct sans être extraordinaire sur le terrain, dans un stade (l’Aviva Stadium) que je trouve classe même s’il rappelle la plus cruelle défaite clermontoise que j’ai vue à ce jour – et accessoirement le plus ancien article du blog.

Le résumé du match étant sur Rugbyrama ou l’Equipe et n’intéressant sans doute personne, je vais passer dessus assez rapidement… Même si à part le match, je n’ai pas tant de choses que ça à raconter. Dublin, on connaît. Assez pour savoir que le principal intérêt de venir ici sont… les pubs, et on leur a plutôt rendu honneur.

Mais j’en ai quand même profité pour quelques visites que je n’avais pas eu l’occasion de faire les fois d’avant. Rien d’incontournable, mais d’abord, Trinity College. La plupart des visiteurs viennent ici pour voir le Book of Kells. Sauf que c’est blindé de monde, payant, et que c’est « juste » un bouquin. Donc outre la visite de la fac elle-même – où l’on rentre comme dans un moulin – je suis surtout allé voir Sfero con Sfero, une boule de deux mètres représentant un monde fissuré. L’artiste en a fait plusieurs du même genre qu’il a disséminé à plusieurs endroits (Tel-Aviv, New York, Vatican…) mais c’est la première que je vois.

Dublin20 03

Un petit passage par le parc Saint-Stephen’s Green lors d’un des rares moments de soleil du week-end : je ne me souviens pas l’avoir visité les fois d’avant…

…Avant d’enchaîner par le musée d’histoire naturelle, parfois appelé le « Zoo mort« . L’occasion de voir par exemple des loutres, un animal qu’a l’air trop mignon sauf qu’en fait c’est un gros enfoiré, faut le savoir.

La visite la plus intéressante du week-end – en-dehors du match et des pubs – sera la distillerie Roe & Co. Il y a un siècle, c’était la plus importante de toute l’Irlande et même de la Grande-Bretagne. Elle a finalement fermé en 1926, ne s’étant pas relevée des difficultés économiques engendrées par la première guerre mondiale. La marque a été relancée en 2017 par les propriétaires actuels de Guinness.

En 2014, j’avais visité la Jameson Experience et j’avais été moyennement convaincu. Le côté « publicité pour la marque » était beaucoup trop présent ; il y avait bien quelques passages amusants, mais le côté technique ou historique était absent. Ici, c’est l’inverse. La marque elle-même est secondaire, on apprend plus de choses sur la distillerie qui a fermé au siècle dernier, que sur celle qui a été refondés sur ses cendres il y a trois ans. En revanche, on apprend beaucoup de choses sur la fabrication du whisky, et on joue à l’apprenti-chimiste dans deux ateliers différents dont le but est surtout de nous montrer quels ingrédients prédominent en fonction du type de whisky que l’on préfère, que l’on souhaite obtenir (amer, sucré, etc). Ludique et pédagogique en même temps.

Autre avantage par rapport à Jameson ou d’autres visites similaires dans d’autres pays (Talisker en Ecosse, Heineken à Amsterdam…), le billet d’entrée comprend des boissons qui ne sont pas forcément du whisky : on peut choisir parmi leur carte des cocktails, qui donne les recettes exactes si on veut les reproduire à la maison.

Ainsi s’achève mon quatrième séjour en Irlande qui ne sera sans doute pas le dernier. J’aimerais retourner du côté de Galway qui reste quand même plus agréable que les villes plus cosmopolites que sont Dublin ou Cork, ou l’Irlande du Nord où la mentalité est déjà plus « britannique ».

 

Les bonnes adresses :

Parmi les pubs qu’on a visités, aucune mauvaise surprise, mais je vais en citer trois qu’on a très bien appréciés : Oil Can Harry’s, à un gros kilomètre de l’Aviva Stadium, bon endroit pour une pause repas/boissons sur la route du match ; Arthur’s, qui nous a accueilli pour déjeuner à la sortie de la visite de la distillerie ; et le chouchou du séjour, Brazen Head, qui se targue d’être le plus ancien de la ville (1198 !) et où l’on assista à un concert fort sympathique.

 

Le point budget :

On est dans la lignée d’un week-end « habituel » du VI Nations, où les vols sont un peu plus chers que d’habitude, les places de match pas données, et les hébergements carrément plus chers que d’habitude : 520€.
– 100€ pour la place de match (correct)
– 160€ pour trois nuits en auberge de jeunesse, et c’est cher payé…
– 80€ pour le vol aller-retour
– 20€ de visites, soit le prix de l’entrée à la distillerie, vu que le reste (université, musée, parc…) était en accès gratuit…
– et donc 160€ environ pour boire et manger. Surtout boire peut-être.

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