Hiroshima, Himeji, Hissue du voyage

Le périple au Japon touche à sa fin. Bon, dans la vraie vie, il est fini depuis quelques temps et en plus je ne l’ai pas retranscrit par ordre chronologique ici… Il vous manque du coup deux petites étapes dont je n’ai pas encore parlé, qui ont permis de « couper » la looooongue route vers Kumamoto tout en visitant deux incontournables du pays : Hiroshima et Himeji.

Hiroshima, « là où y a eu la bombe » ? Là-même. Bon, c’était y a longtemps et on peut y aller tranquillement, c’est pas Tchernobyl non plus. Depuis 75 ans, la ville s’est largement reconstruite.

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Elle est devenue une mégalopole japonaise assez similaire à ses consœurs avec ses buildings, ses jardins zen, ses immenses centres commerciaux, son (très bon) réseau de transports en commun, ses temples, ses salles de jeux, etc.

La seule chose qui la différencie et principale raison de notre visite : le mémorial de la paix. Un immense parc regroupant des mémoriaux, des jardins, des sculptures en souvenir de cet épisode.

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Un petit « musée » permet d’avoir quelques éléments de contexte. Comment on en est arrivés là, pourquoi Hiroshima a été ciblée et pas une autre ville, comment la ville était avant (et pendant, et après), avant d’évoquer sa reconstruction. Dans l’ensemble il est très intéressant même si j’ai trouvé, comme souvent avec les musées historiques, que les épisodes peu glorieux étaient un peu passés sous silence. En clair, ils oublient juste de dire que c’est parce qu’ils étaient copains avec Hitler et/ou parce qu’ils ont fait un truc pas très sympa aux ricains à Pearl Harbor que les autres leur en voulaient.

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A l’entrée du parc se trouve le dôme de Genbaku, un bâtiment ravagé – on peut voir dans le musée à quoi il ressemblait avant – mais toujours partiellement debout, qui s’est pris la bombe presque de plein fouet et qui a été laissé en l’état.

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Après cette après-midi instructive mais tristounette, place le lendemain à un tout autre décor : Miyajima. L’île du nom se situe juste en face de la ville d’Hiroshima, il faut prendre un train puis un ferry pour y aller, mais la bonne nouvelle est que tout ça est inclus dans notre JR pass… Oui, même le ferry !

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On trouve ici l’une des Trois Vues du Japon. En gros, il y a 400 ans, un gars a pris trois photos de différents lieux et a décrété que c’était les trois plus beaux endroits, ou du moins les plus emblématiques, du pays. Et c’est resté. Les deux autres n’étaient pas du tout sur notre route, mais le Torii d’Itsukushima-jinja l’était. Vous allez faire « AH OUI » dans dix secondes. Et oui, le nom ne vous dit sans doute rien, mais vous avez forcément déjà vu ce truc, au moins en couverture d’un Géo ou d’un truc du genre :

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AH OUI !

Malheureusement, non seulement on y est allés à marée basse – déjà ça perd un peu de charme – mais surtout… Comment dire…

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Le truc est en travaux ! Et pas des petits travaux bordel !

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Je crois qu’on peut appeler ça un échec. Bon, heureusement Miyajima ne se limite pas à un truc rouge qui flotte – tentons de dédramatiser – et il y a plein de daims en liberté. Moins qu’à Nara, mais à ce moment du voyage, nous n’y sommes pas encore allés.

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Le temple de Senjokaku est très sympa à visiter d’autant qu’en fin de visite, on assiste à une espèce de cérémonie… à laquelle on n’a pas tout compris.

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Et le parc de Momjidani permet de prendre une bouffée d’air pur en s’élevant dans la montagne qui domine l’île pour avoir un peu de verdure et une belle vue en prenant un peu de hauteur.

A refaire quand les travaux seront terminés…

Passons au deuxième arrêt, fait au retour cette fois : Himeji. Décidément friands des « Top3″ en tous genres, les japonais ont aussi leur liste des trois châteaux qu’il faut voir absolument. Celui de Kumamoto en fait partie, mais c’était avant le tremblement de terre… Celui de Matsumoto aussi mais c’est pas franchement sur notre route ; et donc, celui de Himeji !

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Vous noterez qu’on est pas passés loin d’un bide supplémentaire vu l’échaffaudage juste à côté… Pas suffisant pour gâcher la vue, heureusement.

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Il est effectivement très beau, imposant sur sa colline au milieu d’une ville toute plate. La vue extérieure vaut le coup. Je n’ai pas été charmé plus que ça par la visite intérieure. Le reste de la ville n’ayant pas de relief, même la vue du sommet n’apporte pas grand chose…

En revanche, j’ai été beaucoup plus conquis par le jardin Kôkô-en qui jouxte le château. On peut d’ailleurs prendre un billet groupé pour les deux. Un vrai jardin japonais, immense, avec différentes zones, les explications qui vont bien, pas trop de monde, plein de sortes de plantes, des poissons. J’imagine qu’il est encore mieux au printemps, mais les couleurs automnales n’étaient pas désagréables pour le coup. La suite en images, ce sera plus parlant :

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Les bonnes adresses :

Momochan (Miyajima) : un super resto dans la rue commerçante principale de l’île pour déguster la spécialité de la région d’Hiroshima : l’okonomiyaki ! Une sorte d’omelette avec des pâtes, même si c’est très réducteur de le présenter comme ça. Peut-être ma spécialité japonaise préférée au final !

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Kassui-ken (Himeji) : ça avait tout de l’attrappe-touriste, ce restaurant situé au cœur du jardin Koko-En qui montre les plats en vitrine à l’entrée… Et bien non ! Clientèle exclusivement japonaise à part nous ce jour-là, une superbe vue sur le parc tout en mangeant, et des plats typiques très bien préparés à l’image de cette anguille panée…

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Le bilan du voyage :

Que dire ? Le Japon n’était pas franchement une destination qui m’intéressait plus que ça à première vue, et sans la coupe du monde de rugby c’est sans doute un autre pays d’Asie qui aurait eu ma préférence. C’était l’occasion de lui laisser sa chance, et je ne regrette absolument pas ! Les japonais qu’on décrit souvent comme racistes ont été très accueillants, les prix souvent perçus comme élevés sont dans la moyenne de ce qu’on trouve en France à prestation équivalente – excepté le transport, peut-être, mais qui est de bien meilleure qualité que chez nous – et moi qui avait peur de la gastronomie japonaise, j’ai très bien mangé. J’y retournerais donc un jour, pour voir ce que je n’ai pas vu (le mont Fuji de près, le nord…) ou revoir des endroits où on est passés trop vite (Kyushu), sans parler du fameux Torii en travaux.

 

Le bon plan :

le JR pass ! A 380€ les deux semaines – prix variable en fonction du cours euro/yen – il peut paraître cher au premier abord, mais rien que notre aller-retour à Kumamoto le rentabilisait. C’était vraiment agréable de pouvoir prendre le train – et certains ferrys, métro… – sans compter, d’autant que les transports sont très performants là-bas. Ponctuels à la minute près, rapides, propres, confortables… Bon en plus j’écris ça au moment où la RATP et la SNCF font de la merde, donc j’apprécie encore davantage le contraste. Je n’ai pas encore fait le calcul mais on a énormément économisé par rapport à si l’on avait du acheter tous nos tickets de train à l’unité.

 

Le point budget :

Évidemment, un voyage au Japon a quand même un coût… Encore plus quand on se déplace beaucoup, qu’on a décidé de se faire plaisir sur la bouffe et qu’en plus du prix des places de match, la coupe du monde a aussi un effet sur les prix des hôtels dans certains endroits (Kumamoto en particulier, Shizuoka dans une moindre mesure). Bref, c’est devenu le deuxième voyage le plus onéreux de ma jeune histoire. Sans dépasser la Nouvelle-Calédonie (encore heureux…) mais devant la Floride, à ma grande surprise à l’heure des comptes : 2.670€ au total !

Dans le détail :

– 430€ pour les hébergements : pas énorme en soit pour 16 nuits (27€/pers/nuit), mais néanmoins plombé par les séjours à Kumamoto durant France-Tonga et à Toyohashi (Shizuoka) durant Australie-Géorgie. D’autant que ce dernier a été prolongé d’une nuit à cause du typhon…
– 420€ pour manger : sans regret.
– 500€ de transport : en grande partie pour le seul JR pass qui a coûté plus de 380€. S’y ajoute quelques trains privés, les métros, les taxis, ou encore l’aller-retour à Roissy.
– 90€ pour les visites : châteaux, temples, jardins, musées, plantations de kiwis… Pas un gros poste au final. Les entrées sont souvent payantes mais rarement onéreuses.
– 200€ pour les activités : déjà plus conséquent, même si le parc Disney et la sortie karting pèsent lourd. S’y ajoutent pour des sommes plus modiques nos escapades karaoké/fléchettes/arcade ou encore la balade sur la Skywalk.
– 580€ le vol AR, bagage en soute inclus avec l’excellente compagnie Japan Airlines.
– 250€ pour les trois matchs du mondial. Rappelons que ce poste aurait doublé si France-Angleterre n’avait pas été annulé !
– 200€ de frais divers, incluant es cafés ou sorties au bar, les courses, les achats de souvenirs ou de cartes postales…

…Heureusement que mes deux autres « gros » voyages de l’année, le Cambodge et la Jordanie, étaient dans des destinations à petit budget !

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