Mondolkiri, Kiri, Kiri !

Au tout début de notre périple cambodgien, et donc avant d’aller à Angkor, nous avons fait une petite excursion tout à l’est du pays, à Sen Monorom. J’ai gardé cette partie pour la fin car c’était sans doute le meilleur moment du séjour. Les bases sont posées, j’ai votre attention ?

Le trajet est long, très long, et avec le temps imparti assez court nous n’avons pas vu d’étape enthousiasmante sur le trajet… Une nuit de bus depuis Phnom Penh, suivie quasiment d’une journée de bus vers Siem Reap, le tout pour une seule journée (et donc une nuit) sur place.

Mais qu’est-ce qui peut bien valoir le coup de faire autant de route pour rester 24 heures sur place ?

Bah… Des éléphants non ?

Mais… Comment vous savez ?

Parce qu’il y a un éléphant sur la photo d’illustration de l’article.

One point. Bah ouais, des éléphants.

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Je n’avais encore jamais vu d’éléphants d’Asie de près et ça ne ressemble pas du tout aux éléphants d’Afrique qu’on peut voir en Afrique du Sud ou au Rwanda. Il est facile d’en voir dans les pays d’Asie du Sud-Est mais voilà, nous refusions d’aller dans un parc où le touriste passe avec l’éléphant (tous ceux où ils sont forcés à rester à un endroit précis, où les gens peuvent monter dessus, etc). Il y a quelques parcs qui sont en apparence respectueux des animaux et tous se situent dans la province de Mondolkiri. L’ouest du pays, vers la frontière thaïlandaise, n’accueille que des semblants de parcs d’attractions où les gens peuvent faire n’importe quoi sans que personne ne se soucie du bien-être de l’animal.

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Nous avons donc passé une journée avec l’association Mondulkiri Project qui propose, pour 50$ :
– une petite partie explicative sur le projet, tout ça, avant de commencer ;
– le repas du midi (et la sieste dans des hamacs avant de repartir)
– la matinée et l’aprem dans la jungle avec, normalement, les éléphants. Et la possibilité de les nourrir, de les laver…

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« Normalement » car les éléphants sont censés être libres de leurs mouvements ; ils viennent à notre rencontre s’ils en ont envie, et peuvent repartir quand ils veulent. Chacun a son histoire mais souvent il s’agit d’animaux blessés durant la guerre ou maltraités dans des camps pour touristes.

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Je trouve ça plutôt respectueux des animaux mais si on va au bout du truc, on pourrait dire qu’ils viennent à notre rencontre parce qu’ils savent que chaque jour, une quinzaine de personnes vient leur donner des bananes à manger, toujours au même endroit et à la même heure… Ce qui reste une forme d’asservissement. Comme souvent dès qu’on parle de la nature, rien n’est tout blanc ou tout noir. Pour ma part, je pars du principe qu’ils sont mieux ici que dans les espèces de parcs d’attractions cités plus haut, ou relâchés dans la nature à la merci des braconniers.

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Encore une belle journée qui restera parmi mes meilleurs souvenirs du Cambodge. Seul regret : encore une fois d’être parti « si peu de temps » car l’association propose également un tour sur deux jours (80$) qui inclut une nuit dans des hamacs dans la jungle, une deuxième journée avec un gros trek, et les repas qui vont avec. Le programme avait l’air sympa !

 

La bonne adresse :

Tree Lodge Cambodia : guesthouse partenaire de l’association Mondulkiri Project et où nous avons passé notre nuit sur place. Des espèces de petits bungalows individuels qui ne payent pas de mine mais qui sont vraiment confortables à l’intérieur, et de délicieux petits-déjeuners, en font un bon point de chute. Le tout à prix raisonnable, on n’est pas dans la partie la plus touristique du pays, loin de là.

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Le point budget :

Vol inclus, 15 jours de vacances pour 1.030€ ! Ça peut paraître peu mais c’est comme vous allez le voir un budget sans se priver, et il est donc possible de voyager au Cambodge pour encore moins cher.

– 400€ pour le vol aller-retour, départ de CDG, avec Air China… Contrepartie du prix bas, les 8 heures d’escale étaient bien longues ;

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– 80€ pour l’hébergement (12 nuitées, sans compter les deux nuits dans le bus et les deux en avion). Un budget ridicule : hormis à Phnom Penh où nous avons dormi en dortoir (4$/personne), nous avons eu une chambre privative le reste du temps, pour 10$/personne/nuit au grand maximum (un maximum atteint sur l’île Koh Rong Samloem, qui est un peu plus onéreuse que le continent) ;

– 170€ de transport : un poste important, mais pas si important que ça quand on compare à l’itinéraire parcouru ! Il inclut bien sûr les bus entre nos différentes étapes, les plus chers étant les trajets jusqu’à et depuis Sen Monorom, évoqué plus haut et très éloigné du reste ; mais aussi les trajets en bateau (Siem Reap-Battambang et l’aller-retour en ferry sur Koh Rong Samloem : 20€ chacun environ), les tuk-tuk pris occasionnellement pour des petits trajets en ville, ou loués à la journée pour nos visites (50€ les deux jours aux temples d’Angkor, 18€ la journée autour de Battambang, pareil pour celle à Kep…).

– 190€ de visites et activités : clairement un poste où l’on n’a pas regardé à la dépense, mais là encore ça reste raisonnable sachant que les temples d’Angkor (55€) et la journée avec les éléphants (45€) pèsent déjà très lourds (forcément…) à eux seuls. Le reste concerne donc la sortie bateau/pêche/snorkeling sur Koh Rong Samloem, les musées de Phnom Penh, le cirque de Battambang, un massage khmer à Siem Reap, et des petites entrées payantes par-ci par-là…

– 140€ pour boire et manger : c’est là encore un budget assez ridicule (10$ par jour en moyenne) et en même temps important pour le pays, car pour ce prix-là on s’est fait pas mal de petits plaisirs comme el famoso crabe de Kep au poivre de Kampot, le barbecue sur l’île, des cocktails sur les rooftops de Phnom Penh, des fruits ou des shakes frais achetés sur les marchés quotidiennement ou presque, des glaces quand il faisait chaud, quelques breakfasts occidentaux de temps en temps… Bref, en se contentant de deux repas normaux midi et soir et d’un petit-déjeuner plus frugal, voire en négociant mieux les prix des stands de street-food, on avait moyen de s’en sortir pour deux fois moins cher.

– les 50€ restants sont essentiellement des achats de souvenirs (poivre de Kampot…), quelques courses dans les supermarchés locaux, ou encore les cafés qui ont permis de tenir le coup durant les longues escales à Pékin.

Forcément, quand on compare au budget néo-calédonien (où pourtant, je me suis efforcé de manger des pâtes dès que j’avais accès à une cuisine…), ça fait mal !

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