A nous Noumea !

Petit préambule avant de commencer cette série néo-calédonienne !

Malheureusement, mon fidèle smartphone est décédé à mi-parcours de ce beau voyage… Ce qui veut dire que les photos des prochains articles seront illustrées soit par des photos (pas terribles) que j’ai fait avec un truc premier prix de secours acheté sur place, soit des très rares photos que j’ai sauvées avant le drame (en les postant sur Facebook ou en les envoyant à des proches via Whatsapp), soit en dernier recours de photos qui ne sont pas de moi et la source sera précisée. Merci !

J’avais dit que Prague, c’était mon dernier séjour à l’étranger de l’année.

J’avais dit que fin novembre, j’étais pas là, mais à ceux qui soupçonnaient un départ en voyage, j’ai bien répondu que je serais en France.

Dans les deux cas… Je n’ai pas menti ! Les calédoniens l’ont confirmé dans leur référendum du 4 novembre : ils sont toujours français, même s’ils bénéficient par ailleurs d’une large « autonomie »…

Sans compter les (longues) heures de vol, j’ai passé quinze jours complets sur place. C’est déjà bien pour un pays pas immense, mais c’est peu par rapport à la longueur du trajet. De quoi vous pondre quand même 5 ou 6 articles, et ce premier (pas forcément le plus intéressant) sera consacré à la capitale, Noumea. J’y ai passé mon premier week-end en arrivant, mon dernier en repartant, et aussi un jour « bonus » qui n’était pas prévu mais durant lequel je devais attendre la livraison de ma valise qui avait été égarée par la compagnie aérienne… Bref, de quoi bien en faire le tour.

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Noumea, c’est la même chose qu’une grande (enfin, une moyenne) ville française type Nancy ou Orléans – c’est ce qui s’en rapproche le plus niveau population. On y trouve tous les services, magasins, administrations dont on pourrait avoir besoin ; des musées ou des sites historiques à visiter ; des (petits) embouteillages aux heures de pointe ; un réseau de bus assez limité si vous n’avez que ça pour visiter la ville… Et, principale différence avec Nancy ou Orléans, des longues plages de sable blanc qui cernent la ville, ainsi que des ports qui sont le point de départ pour la visite des îles/îlots alentours. Au marché de Noël, point de vin chaud mais des noix de coco !

Que l’on soit branché « visites » ou pas, il y en a une qui est indispensable lors d’un passage sur Noumea : c’est le centre culturel Tjibaou, du nom de l’ancien leader des indépendantistes. C’est un espace destiné à promouvoir la culture kanak et qui accueille des expositions (peintures, sculptures…) temporaires ou permanentes, des spectacles, qui diffuse des films. On y trouve aussi des bibliothèques, un espace extérieur qui met les plantes à l’honneur, une partie informative sur l’histoire et les coutumes du peuple… L’entrée n’est je crois pas très chère mais en y allant par hasard un dimanche matin, j’ai appris que c’était gratuit (à condition d’arriver avant midi) en raison du marché qu’il y a à l’extérieur du bâtiment ce jour-là. Bon à savoir !

Noumea 2Photo du Flickr d’Antoine Gid, d’où vient également la photo d’illustration de l’article !

J’ai également visité deux musées, plus dispensables, mais c’était surtout l’occasion de se mettre à l’abri des averses du dernier week-end… Le musée de la ville, situé dans l’ancien hôtel de ville, retrace l’histoire de Noumea et plus largement de la Nouvelle-Calédonie, surtout au début des années 1900. Le boom du nickel, l’expansion de la ville, et la première guerre mondiale sont à l’honneur.

Noumea 3Photo d’Amandine Laudet – merci à elle !

Plus intéressant, le musée de la seconde guerre mondiale traite… bah de la seconde guerre mondiale. Qui contrairement à ce qu’on pourrait penser a eu un gros impact sur le territoire, entre les combattants mobilisés pour partir en Europe, la présence des américains qui se positionnent ici pour mener la guerre du pacifique, et le sort réservé aux nombreux japonais qui vivaient sur l’île lorsque leurs compatriotes ont attaqué Pearl Harbor… C’est bien plus instructif au final que les musées occidentaux qui racontent tous plus ou moins le même pan de l’histoire.

Des visites parfaites pour se mettre au sec. Et quand la pluie cesse et qu’on peut enfin visiter la ville, et qu’est-ce qu’on y trouve ?

On trouve bien sûr des plages. Une de mes favorites : celle de Nouville. Elle se situe à l’extrême ouest de la ville dans le quartier universitaire, et offre du calme ainsi qu’un joli paysage avec ses collines à proximité. Plus au centre, celle de la baie des citrons se trouve dans le quartier animé où l’on trouve beaucoup de bars, restaurants, boîtes… Et un peu plus au sud, celle de l’Anse Vata est magnifique mais aussi une des plus fréquentées.

Noumea 4Photo d’Amandine Laudet – merci à elle !

La mer offre également la possibilité de faire des sorties en bateau ou des excursions sur les nombreux ilôts à proximité : l’île aux canards pour l’animation, le phare Amédée ou l’ilôt Signal pour le snorkeling, Puen pour la rando… En visiter un était mon plan initial pour le dernier samedi avant le départ, mais la météo a contrecarré mes plans.

Les canons de Ouémo sont une petite curiosité historique qui a été préservée : en 1942, les Américains les ont installés pour défendre l’île au cas où les japonais débarqueraient dans le coin. J’ignore en revanche pourquoi ceux-ci sont restés en place, d’autant que le site n’est pas spécialement mis en valeur.

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La place des cocotiers n’a pas vraiment d’intérêt (en-dehors de son wi-fi gratuit…), mais c’est le point central de la ville. On trouve les grandes boutiques, le port, les principaux musées ou encore l’office de tourisme à proximité. Même si c’est juste une grande place, elle était quand même joliment décorée une fois la nuit tombée en cette période de Noël.

Noumea 6Photo d’Amandine Laudet – merci à elle !

Elle est dominée par la cathédrale de Noumea, construite par les prisonniers à la fin du dix-neuvième siècle à partir des plans d’un des condamnés !

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Tant qu’on est dans les « points hauts », le Ouen-Toro est un grand parc au sud de la ville où se balader est plutôt agréable… A condition de ne pas s’aventurer dans la zone militaire installée au sommet (qui culmine à 128 mètres). Sur les différents chemins balisés, les caisses vertes indiquent qu’on est au bon endroit tandis qu’il vaut mieux éviter de franchir une caisse rouge…

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Cette colline offre un des plus beaux couchers de soleil que j’ai vu en Nouvelle-Calédonie… mais qui fait hélas partie des photos disparues à jamais.

Et voilà pour l’essentiel. Même si elle évoque le rêve, Noumea n’est pas une ville incroyable, mais elle est l’incontournable porte d’entrée de la Nouvelle-Calédonie. Et plusieurs des points d’intérêts qui seront présentés dans les prochains articles sont faisables « à la journée » pour quelqu’un qui voudrait rester basé ici !

 

La bonne adresse :

Tipico Latino : on trouve tous les styles de restaurants à Noumea et sans grande surprise, j’ai testé leur mexicain qui, sans valoir celui de Rodez (LA référence !), se défend. Les prix sont élevés mais comme partout, et à choisir, ça reste mon meilleur repas sur la ville.

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Sinon, quand vous serez lassés de boire la Manta ou la Number One (les deux bières locales), vous pouvez toujours faire un tour aux Trois Brasseurs. C’est une chaîne, oui, mais la bière n’en est pas moins brassée sur place et meilleure que les deux sus-citées. Et l’emplacement au sud de la baie des citrons n’est pas désagréable.

Une réflexion sur “A nous Noumea !

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