Casse-toi tu pues, et marche à Londres

Oui, bon, Londres, on connaît. J’en parlais déjà ici, , ou encore ici. Quoi de nouveau pour justifier un nouvel article ? Ma foi, pas grand chose.

Ah ben merci, au revoir !

La reine est toujours vivante – à chaque fois que je me dis qu’elle sera plus là quand je reviendrais, et soit je viens trop souvent, soit elle est vraiment vieille ; le London Eye n’a pas bougé, le Tower Bridge non plus.

Piccadilly a seulement changé les publicités du moment sur ses faeux écrans géants. Le gros Ben était également fidèle au poste, mais, bonne surprise pour mes amis qui ne l’avaient jamais vu : il était en travaux !

Londres 0

Et une escapade londonienne ne serait pas une vraie escapade londonienne sans mon traditionnel petit tour au M&M’s World. Rien de révolutionnaire, le bus rouge à l’entrée a disparu (dommage) mais une Mini Cooper Cabriolet a fait son apparition au dernier niveau !

Londres 1

Mais voilà, petit scoop, je ne suis pas allé à Londres juste pour acheter des M&M’s.

Pas que.

On a tenté un… mini-exploit, qui était d’aller voir le même jour un match à Wembley, et un à Twickenham. Pour ceux qui n’aiment pas le sport – et qui vont sans doute stopper leur lecture à la fin du paragraphe – le premier est l’antre du football anglais et le second, celui du rugby.

On commence par Wembley. Coup d’envoi : 12H30 heure locale !

Comme le Stade de France chez nous, le lieu accueille principalement les matchs de l’équipe nationale de football, mais aussi les finales de coupes, des concerts prestigieux, et les compétitions organisées par l’Angleterre comme les JO d’été ou certains matchs de NFL. Depuis six mois, le club de Tottenham évolue également ici en attendant la fin des travaux dans son futur stade. Et ça tombe bien puisque aujourd’hui, le match est Tottenham-Arsenal ! Un derby, un vrai, entre les deux équipes majeures de Londres. L’équivalent d’un Sainté-Lyon en France. Le North London Derby pour les initiés.

Londres 2

Wembley est un stade très agréable, facile à rejoindre en transports en commun, dans un quartier vivant. Et ce ne sont pas les seuls points sur lesquels il bat à plates coutures son homologue de Saint-Denis. Les stadiers sont sympas, et c’est une sorte de petite ville qui s’organise autour du stade, sous les tribunes. Entre les nombreuses buvettes, on trouve toutes sortes de snack, des boutiques, et même des bookmakers pour parier juste avant le match… J’hésitais à parier sur un 0-0, et ai finalement eu raison de me retenir, Tottenham l’emportant 1-0.

Bonne surprise que cette visite de Wembley, d’autant que l’ambiance était vraiment au rendez-vous, sans surprise vu la rivalité entre les deux clubs. Malgré l’engouement, le prix des places était raisonnable – 44€ – et même en étant assez haut, au troisième anneau, on a vraiment une vision parfaite sur le terrain grâce à l’inclinaison des tribunes. Comme souvent dans les stades britanniques.

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A peine le match fini (vers 14H20), on saute dans un taxi pour filer à Twickenham où Angleterre – Pays de Galles, match déjà décisif de la 2ème journée du Tournoi des VI Nations, nous attend à 16H45. Large ? Oui, c’est sans compter les habituels bouchons d’après-match d’un côté, d’avant-match de l’autre. On est arrivés à temps mais les 97€ de la course pour ma première dans un black cab m’auront bien… marqué. Rien que d’en parler, j’ai besoin d’un Lexomyl.

J’étais déjà venu ici en 2015, pour une finale de coupe d’Europe entre Clermont et Toulon. A l’époque, le stade était loin d’être rempli, et l’ambiance était fort tristounette, les délégations françaises n’étant pas suffisamment importantes pour se faire entendre dans un si grand stade, au milieu d’anglais venus pour la plupart en touristes.

Cette fois… Bah même si le stade est plein et que les places se sont arrachées comme jamais, l’ambiance reste tristounette. Les gallois sont chauds mais minoritaires, et vite « calmés » par le déroulement de la rencontre. Les anglais donnent l’impression d’être venus pour discuter entre potes avec une bière, mais la plupart n’en ont rien à foutre du match, et hormis le sempiternel Swing Low, Sweet Chariot, les tribunes sont finalement assez calmes. L’Angleterre s’impose 12-6 au terme d’un match dantesque, auquel ni le score ni la ferveur des tribunes ne rendent hommage.

Londres 5Heureusement qu’y avait les hymnes…

Par rapport aux années précédentes où à la même période, nous avions assisté à Ecosse-Angleterre à Edimbourg ou à Galles-Irlande à Cardiff, ce match sera un ton en dessous. Personna n’a été particulièrement intrigué autour de nous de voir des gens en tenue de supporter français, contrairement aux fois précédentes. On a été chanceux de trouver des places directement autour du stade, ce qui n’était pas gagné d’avance, surtout en envoyant nos émissaires les plus doués dans la langue de Shakespeare pour négocier. Vous l’avez vu, le second degré ?

Avant de revenir en France, ma principale découverte non-sportive du week-end aura été le Imperial War Museum.

Londres 6

Ce musée militaire, gratuit comme toujours au Royaume-Uni, est sans doute le plus intéressant du genre que j’ai pu visiter. Une large part est consacrée à la première guerre mondiale qui est rarement aussi bien documentée. Les parties sur la seconde guerre ou le nazisme sont également très bien, mais c’est davantage classique. Quelques passages sont réservés à d’autres conflits moins connus, à l’espionnage ou encore aux véhicules militaires.

Londres 7Certains véhicules sont en bon état, et d’autres…

C’est tout pour ce (très court) city-trip à Londres, qui aura été en ce début d’année 2018, mon unique escapade entre deux voyages africains !

Le point budget :

… Entorse à la règle ? Ouais, entre le prix des places de rugby et celui du taxi, on va éviter de se faire mal.

Les bonnes adresses :

Leicester Square Kitchen : une belle adresse dans l’hypercentre londonien qui propose des spécialités péruviennes et mexicaines ! N’espérez pas y trouver des fajitas ou autre classique : la cuisine joue la carte du modernisme et propose toutes sortes de plats aux dimensions plutôt tapas. C’est délicieux, mais l’accumulation de petits plats peut vite faire monter la note. Et accessoirement, ça pique un peu (pas la note, les plats).

Mamie’s : une… crêperie. 95% de clientèle française et à peu près la même proportion dans le staff. On commande directement ses plats, ses boissons, ses desserts, à l’aide d’une tablette installée sur votre table où l’on peut choisir des options, des suppléments, avoir les détails sur la composition des galettes ou demander à payer. Même si à choisir, on aimerait plutôt avoir ce gadget dans des restaurants non-francophones.

Londres 8Un beau temps en ce début du mois de février !

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