Orlando : BOUM !

Je kiffe les parcs d’attractions. Une surprise pour personne depuis mon avant-dernier article. Et ça tombe bien : la Floride est la référence mondiale en la matière. Rien qu’à Orlando cohabitent Disney, Universal, le polémique SeaWorld, plusieurs parcs aquatiques, et des moins connus comme les Fun Spot où l’on paie à l’attraction, sur le même principe que les Jardins de Tivoli. Et dans le reste de l’État, on trouve Busch Gardens à Tampa Bay, Legoland à Winter Haven, et d’autres petits complexes à la renommée plus locale, un peu comme Walibi Sud-Ouest chez nous.

L’idée de départ de ce voyage, c’était vraiment en premier lieu d’aller voir Mickey, Harry et leurs copains à Orlando ; et ensuite d’en profiter pour explorer les environs : Miami, les Keys, et tout le reste… Parce que quinze jours non-stop d’attractions ça aurait été un peu long. Quoique ?

Walt Disney World, WDW pour les intimes : un domaine immense qui s’étend sur plus de 11.000 hectares, plus que Paris intra-muros ! Mais pourquoi ? Parce qu’après avoir ouvert son premier parc en Californie, ce brave Walt s’est aperçu que son projet attirait plein d’hôteliers, restaurateurs et autres qui s’installaient aussi près que possible. Non seulement ils se faisaient du fric grâce à lui, mais en plus ils lui bloquaient toute possibilité d’extension. Du coup il a directement acheté tout ce terrain en Floride, à une époque où ça valait pas grand-chose, pour leur baiser la gueule. Voilà pour l’explication rapide, mais efficace.

Floride 11Arrivée chez la souris !

Ainsi, Disney compte sur son terrain quatre parcs d’attractions, deux aquatiques, une grande zone commerciale, un centre sportif, une trentaine d’hôtels, plusieurs golfs, des lacs… Et encore de la place disponible au besoin. Parmi les parcs, on trouve : Magic Kingdom, Hollywood Studios, Epcot et Animal Kingdom. Les deux premiers ont inspiré les deux parcs de Marne-la-Vallée, et reprennent en partie les mêmes attractions. Epcot est un projet qui se voulait à la fois éducatif et futuriste et qui avec le temps semble surtout être perçu comme ringard. Animal Kingdom, comme son nom l’indique, compte à la fois des manèges et une partie zoo, un peu comme le PAL (qui a sans doute servi de modèle).

Premier dilemme : avec seulement douze jours de road-trip, nous ne pouvons consacrer qu’un seul jour à Disney. On a donc le choix entre :
– un billet pour l’un des deux premiers parcs, les plus réputés, les plus grands… mais qui ressemblent aux parcs parisiens que nous connaissons déjà tous les deux ;
– un billet pour l’un des deux autres parcs, qui ont l’attrait de la nouveauté à défaut d’être très bandants sur le papier ;
– un billet qui permet de naviguer entre les quatre à volonté dans la journée, avantageux sur le papier mais moins en sachant qu’on perd des temps considérables dans les navettes (ils sont répartis sur tout le resort), qu’on peut difficilement tous les voir – surtout en cette période de forte affluence – et surtout que ce ticket flexible est pas donné : environ 170$ contre une centaine de dollars pour un parc « seul ». Chaque solution a ses avantages et ses inconvénients, et l’on se décidera finalement pour…

…le Magic Kingdom, la « réplique » en version originale de notre Disneyland Paris. Au moins, on pourra comparer. C’est celui qui a le plus d’attractions, et un petit détail nous a convaincus : en fonction des jours de la semaine, certains parcs offrent des « heures de magie en plus », c’est-à-dire des créneaux horaires réservés aux clients qui, comme nous, dorment dans un hôtel Disney officiel. Le vendredi, nous avions le choix entre une heure supplémentaire le matin au Magic Kingdom, deux heures de rab le soir à Animal Kingdom, ou rien du tout dans les autres… La première solution l’a emporté.

Floride 11B
Chaque parc a son château : Cendrillon à Orlando, la Belle au bois dormant à Paris…

On arrive en terrain connu : un château au milieu, ici celui de Cendrillon, la Main Street remplie de boutiques et de restaurants qui y mène, et le découpage en plusieurs zones pour les différentes attractions. Dans la zone d’AdventureLand, Pirates des Caraïbes est incontournable : un parcours scénique avec des décors magnifiques. La maison hantée est bien foutue aussi.

Floride 12Les files d’attente (ici celle de la maison hantée) sont bien travaillées !

TomorrowLand abrite Space Mountain, dans une version bien plus musclée que le timide parcours parisien, et Buzz Lightyear’s où tirer sur les cibles en mouvement et comparer son score avec son voisin est toujours marrant. Le reste est assez décevant : PeopleMover est un espèce de tram qui fait le tour de la zone, Astro Orbiter contient des fusées qui décollent de quelques mètres à peine, et Stitch’s Great Escape dont je ne saurais pas trop expliquer le concept.

Floride 13Bien que destiné aux jeunes, un tour de Speedway (Autopia à Paris) est toujours drôle !

Derrière le château, on tombe sur Liberty Square. Son principal attrait est le Hall of Presidents, qui raconte l’histoire des USA avec les effigies de tous les anciens présidents. Malheureusement, elle était en travaux au moment de notre passage, se préparant à accueillir Donald (pas le canard, l’autre). On bifurque alors sur FrontierLand où, dans un décor rappelant le far west, les choses sérieuses commencent avec deux des meilleures attractions du parc. Big Thunder Mountain, un classique des parcs Disney, toujours plaisant. Et surtout Splash Mountain. Le gros défaut de Disneyland Paris, pour moi, c’est son absence d’attractions aquatique. Cette descente en tronc d’arbre a beau être un classique, il s’agit ici de la meilleure que j’ai faite : les décors sont superbes, et la descente principale pas dégueulasse, ça mouille juste ce qu’il faut !

Floride 14Un grand classique, l’incontournable Big Thunder Mountain

Reste enfin Fantasyland, la zone où la fameuse « magie Disney » opère. On y retrouve les fameuses tasses, la promenade sous la mer avec la Petite Sirène, ou le voyage de Peter Pan, par exemple. Mais j’ai surtout apprécié Mickey’s Philharmagic, une attraction en 3D qui est vraiment bien faite, tant que sur le plan technique que comique. Son nom est trompeur car l’histoire est plutôt centrée sur Donald – le canard cette fois – et ça tombe bien, c’est mon personnage préféré. Enchanted Tales with Belle est un spectacle interactif assez bien fait même s’il est difficile de tout comprendre avec un anglais moyen. Côté sensations, Seven Dwarfs Mine Train est là avec un parcours plutôt gentillet mais superbement thématisé. Vous en ressortirez en sifflotant « hi ho, hi ho, it’s off to work we go… ».

Je parlerais de notre hôtel un peu plus bas mais en arrivant à la réception, on nous a donné un bracelet MagicBand. Kézaco ? Une sorte de montre qui nous servait de billet d’entrée pour le parc, le parking, la piscine, la porte de la chambre, les réservations de restaurants, pour régler nos achats pour peu qu’on synchronise une CB avec… Le MagicBand s’utilise avec l’application et, grâce à ça et à la géolocalisation, on a accès dans notre historique à toutes les photos à la sortie des attractions qu’on a faites – et la possibilité de les acheter bien sûr. Application qui permet également de réserver jusqu’à trois créneaux horaires pour trois attractions de notre choix : le système Fastpass+. Cela évite de faire la queue trop longtemps, il suffit alors de prendre la file dédiée en présentant son bracelet. Tout ça est sans doute limite au niveau des données personnelles mais je dois avouer que c’est pratique !

Après une journée bien remplie et bien rentabilisée, le grand rival nous attend, à peine une dizaine de miles plus loin.

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Universal a droit à notre présence pour deux jours complets, et ce n’était pas de trop ! Il y a deux parcs différents : Universal Studios et Islands of Adventure. Niveau tarif, pour ces deux journées, nous avons le choix entre un billet par jour et par parc (200$ environ) ou un billet part-to-park qui permet de passer de l’un à l’autre en cours de journée (250$). L’intérêt du second ? Un peu de flexibilité, puisqu’on peut changer en cours de journée. Pour cela deux options : la première est de sortir du parc par la sortie et de rentrer dans l’autre, qui est à côté, par l’entrée. Bon. La seconde est mieux, et réservée à ceux qui ont ce fameux ticket qui valait bien les 50$ supplémentaires : prendre le Poudlard Express !

Dans ses deux parcs, Universal a construit des zones entièrement dédiées à Harry Potter et les a reliées avec le fameux train magique qui, outre son côté pratique, est une attraction à part entière. Côté Studios, on retrouve des décors londoniens assez classiques : la gare de King’s Cross, une cabine téléphonique rouge, le 12 square Grimmaud (où vous verrez peut-être Kreattur passer la tête derrière les rideaux)… et bien caché derrière un mur, on tombe sur le Chemin de Traverse ! Toutes les boutiques – qui sont des vraies boutiques – sont là, des baguettes d’Ollivander au glacier Florian Fortarôme en pensant par le magasin de farces et attrapes des Weasley. On peut bien sûr boire une Bieraubeurre, mais j’avais déjà testé à Londres et on m’y prendra pas deux fois.

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Cachée, un peu à l’écart et faiblement éclairée, l’allée des embrumes. La boutique de Barjow et Beurk y vend quelques articles un peu plus sombres (magie noire ?) tandis que des affiches de recherche de l’ « indésirable numéro 1 » sont placardées sur les murs. Ne nous attardons pas et allons rendre une visite à Gringott’s. Édifice principal de la place, impossible de le manquer, surtout quand le dragon au sommet se met à cracher des flammes. A l’intérieur, outre un décor bluffant, se trouve Harry Potter and the escape from Gringotts. Une claque visuelle, un parcours qui mêle brillamment montagnes russes et effets 3D, et à l’arrivée sans doute la meilleure attraction que j’ai jamais faite !

Reprenons nos esprits, c’est l’heure de l’école. On rentre sur la fameuse voie 9-3/4, on monte dans le Poudlard Express, et on s’assoit dans un compartiment. Les vitres sont en réalité fausses, aussi bien côté extérieur que côté couloir, et vont projeter des images – très réalistes, on se rend quasiment pas compte que c’est un film – de part et d’autre pendant le parcours. On verra par la fenêtre les rues de Londres, puis la campagne écossaise avant l’arrivée à Pré-au-Lard alors que côté couloirs, Neville laissera son crapaud s’échapper, Ron et Hermione jetteront un regard dans notre compartiment pour voir si leur pote est là. Il y aura même une attaque de Détraqueurs qui sera repoussée par le Patronus de Lupin. Petit regret : pour pousser l’immersion, il aurait fallu monter la clim à fond et mettre un peu de fumée au moment où les Détraqueurs sont là…

Floride 15BA l’intérieur du train. Bluffant de réalisme !

Nous arrivons à Islands of Adventure, du côté de Pré-au-lard, et retrouvons là aussi pas mal de boutiques ou de bars-restaurant : Honeydukes, les Trois Balais… Et au loin, le château de Poudlard. Plus petit que le vrai sans doute, mais superbe. Trois attractions ici : hors du château, Dragon Challenge représente un duel entre deux dragons de feu et de glace, avec deux parcours (bleu et rouge) qui s’entrecroisent. Sensations assurées. Flight of the Hippogriff est un parcours de montagnes russes pour les juniors. Le mieux est à l’intérieur de Poudlard. La file d’attente est géniale, on passe par plusieurs lieux emblématiques de la saga : la salle commune de Gryffondor, le bureau de Dumbledore, des salles de cours… Les portraits parlent sur les murs et de la neige tombe parfois à l’intérieur.

Au bout, l’attraction Harry Potter and the Forbidden Journey, dans le même style que l’évasion de Gringotts, est une nouvelle claque visuelle. Le parcours donne la sensation d’être sur un balai, on se retrouve tantôt à suivre Harry à l’extérieur pour échapper à un dragon ou pendant un match de quidditch, et tantôt à explorer l’intérieur des murs avec quelques fantômes, acromentules et autres joyeusetés…

Floride 16Vous saviez que Jurassic Park et Poudlard étaient voisins ?

Vous l’aurez compris à la lecture des cinq derniers paragraphes mais rien que pour cette zone immense dédiée à l’univers du célèbre sorcier, je suis déjà sous le charme d’Universal. Les autres attractions valent aussi le détour ! Pêle-mêle, voici ce qu’on trouve du côté des Studios :
The Revenge of The Mummy, un parcours de montagnes russes dans le noir très réussi, qui met la misère à Space Mountain (pardon Mickey) ;
Terminator 2 : une attraction spectaculaire, avec des effets 3D et des acteurs réellement présents dans la salle !
– The Simpsons Ride : un simulateur qui offre non seulement des sensations, mais aussi un certain humour que seuls les habitants de Springfield savent distiller ;
Shrek 4D : une animation plutôt réussie avec pas mal d’effets spéciaux en salle (les classiques arrosages quand il y a de l’eau, par exemple) ;
Rip Ride Rockit : un parcours de montagnes russes dingue et très rapide. On choisit la musique qu’on veut avoir dans les oreilles pendant le tour, et j’avais pris I will survive de Gloria Gaynor. Ça collait bien… Quand j’en suis descendu, je me suis dit que c’était le meilleur coaster que j’ai jamais fait. Jusqu’au lendemain à Islands of Adventure…

Difficile de tout citer, mais il y a aussi Transformers, un autre parcours 3D assez sympa ; Desplicable Me, un simulateur semblable à celui des Simpsons, moins réussi selon moi mais qui plaira aux fans des Minions ; Men In Black, une attraction interactive façon Buzz L’éclair (en un peu mieux) ; ou encore, une zone enfants avec des manèges basés sur E.T. ou des personnages de dessins animés.

Floride 17Thématisation très réussie. On se croirait à Springfield…

Passons à Islands of Adventure :
Jurassic Park River Adventure : une balade aquatique qui retranscrit assez bien l’atmosphère du film. Décors somptueux !
– Skull Island : Reign of Kong : encore une attraction très réussie avec cette balade en camion dans l’antre de la bête.
– The Amazing Adventures of Spider-Man : un très bon parcours en 3D proche de celui de Transformers, en mieux selon moi, mais ça dépend de l’univers qui vous parle le plus ;
Doctor Doom’s Fearfall : une tour de propulsion verticale pas spécialement impressionnante ;
Incredible Hulk : un coaster bien bourrin, des loopings, des passages en sous-sol ou sur l’eau, un départ lancé : il détrône Rip Ride Rockit que j’avais élu meilleur circuit de tous les temps la veille !

Islands of Adventure compte également son lot de shows, de manèges pour enfants et surtout d’attractions aquatiques avec Dudley Do-Right’s et Popeye & Bluto’s Barges. La première est une chute en tronc pas désagréable même si pour une fois, avantage à Disney avec son Splash Mountain. La seconde est un parcours en radeau-bouée, le meilleur que j’ai fait dans ce genre : ça arrose de tout les côtés ! T-shirts blancs à proscrire pour les dames. Non pas que ça me dérange, mais bon, j’aurais prévenu.

Floride 18Et du très lourd continue d’arriver l’an prochain !

Au final, les trois meilleurs jours du séjour étaient bien là. Heureusement qu’on a commencé par la souris, qui était fort sympathique mais qui nous aurait sans doute paru un peu fade après son voisin !

Les bonnes adresses :

Je ne prétends pas que ce sont les meilleures hôtels possibles, mais ce sont ceux où nous avons dormi, et j’explique pourquoi.

Port Orleans Riverside : à Disney, dormir dans un hôtel du parc est cher, mais quasi-indispensable vu la taille du resort pour ne pas perdre trop de temps à venir le matin et repartir le soir. Sans parler de l’immersion. Certains établissements sont soi-disant économiques, et d’autres luxueux (à des prix indécents). Port Orleans se voulait entre les deux. Son décor à l’ancienne style Nouvelle-Orléans nous plaisait, ainsi que la possibilité de se rendre à la zone commerciale par navette fluviale. Nous avons opté pour la chambre « royale » à peine plus chère qui était décorée dans l’esprit Disney, avec des tableaux de princesses au mur et tout !

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Son autre avantage est que les enfants préfèrent souvent des décors plus modernes et tapageurs et, d’après les commentaires, il y avait ici moins de familles et de gamins surexcités. Pas pour me déplaire. Et son inconvénient ? C’est l’un des plus éloignés des parcs, et la navette met un peu plus de temps. C’est le prix de la tranquillité.

Quitte à avoir un truc un peu plus flashy et bruyant, je pense qu’à choisir, si j’y retourne, j’irais au Pop Century (qui m’avait été conseillé par une copine déjà passée par Orlando). C’est l’un des moins chers et ce qui compte est d’être sur place pour ne pas perdre de temps. Au final on passe peu de moments dans la chambre de toute façon.

Portofino Bay : il fait partie, avec le Royal Pacific et le Hard Rock, des trois hôtels hors de prix à Universal… où les possibilités de loger pour moins cher à une petite distance à pied des parcs sont nombreuses, contrairement à Disney. Alors quel intérêt à venir ici ?

L’explication est simple : les ExpressPass. La plupart des attractions sont équipées de deux files d’attente, une standard et une expresse, et il n’est pas rare que le temps d’attente soit par exemple de dix minutes d’un côté et de quarante de l’autre. Ces Pass ne sont pas indispensables mais permettent de ne pas perdre son temps dans les files d’attente, de refaire plusieurs fois une attraction… Et ils sont vendus, mais presque aussi chers que le billet d’entrée : ils nous auraient coûté 89$ par jour et par personne. Et en réservant une nuit -et une seule- à 459$ dans cet hôtel, ils nous étaient offerts pour les deux jours, celui d’arrivée et celui du départ… Le calcul est vite fait. D’autant qu’en-dehors de ça, l’hôtel est plutôt sympathique. Designé par Steven Spielberg, son décor reproduit le port de Portofino dans les Cinque Terre en Italie – où j’aimerais beaucoup aller.

Floride 19BLe complexe de l’hôtel vu depuis le bateau ! 

Tous les services sont là, avec des navettes fluviales ou des bus, au choix, pour aller aux parcs, différents bars et restos, un Starbucks. Trois piscines, qui vont de la plus calme à celle à l’ambiance un peu plus « plage ». Dommage pour l’insonorisation des chambres limitée et le parking payant qui pourrait être inclus au prix déjà élevé de la chambre…

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